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To run, ran, run | 02 octobre 2007

 

Avant de quitter la France, je courais pas mal. Plus ou moins régulièrement, plus ou moins longtemps, mais j'aimais ça. J'ai un peu plus de mal au Danemark...

Remontons au mois de février 2006. Brutalement j'arrête de pratiquer le sport. Dès que je cours, ma jambe gauche me lance. Docteur, radios, paumades, rien n'y fait. Avec le repos la douleur s'atténue, et au bout d'un mois je recours normalement. Avec le temps j'en ai conclu que c'était d'un périostite (décollement du périos, ce qui protège le tibia). Problème qui apparaît à la suite de chocs répétés sur une jambe, courant chez les volleyeurs. Depuis, mon tibia me relance régulièrement, lorsque je force trop. C'est pourquoi lorsque je cours, j'évite le bitume.

Mais c'est là que le Danemark est vite frustrant. Les danois ont une telle obnubilation pour les vélos que tous les chemins, même forestiers, sont goudronnés !

Tout à l'heure, je tentais donc d'aller plus loin, dans les contrées encore inexplorées de la banlieue, c'est-à-dire dans les champs situés vers l'intérieur des terres. J'ai fini par - enfin! - dégoter de charmants petits chemins terreux ou herbeux, le long d'un ravissant et paisible ruisseau... Et là j'ai compris pourquoi tout était goudronné.

C'est que, au Danemark, il ne pleut pas si souvent que ça. Par contre, quand il pleut... il pleut! Bref, par ce beau soleil et par cette température quasi-estivale (quand vous avez un pull, entendons-nous) d'aujourd'hui, j'en avais oublié les pluies torrentielles de la fin de semaine dernière. Et là, arrivé dans les chemins terreux, je n'ai plus eu affaire à de la terre mais à une splendide gadoue digne d'une fin de mois de novembre en France; boue que je n'avais plus vue depuis mes pérégrinations cyclistes avec Hervé le long de l'oise l'année dernière! Bref, de quoi patauger joyeusement.

Bon, bah, on va peut-être courir sur le goudron finalement...

 

Publié par ncls à 19:10:24 dans Insolite | Commentaires (0) |

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Lorsque la mémoire était la seule écriture, l'homme chantait.
Lorsque l'écriture naquit, il baissa la voix.
Lorsque tout fut mis en chiffres, il se tut.
R.Sabatier

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