Insolite (et sans rapport avec la suite). Le problème avec les parkings à vélo, au Danemark, c'est qu'ils sont souvent pleins. Alors bon, on se débrouille pour se garer. A chacun sa technique...
La presse en a fait des choux gras en début de semaine, Carla Bruni-Sarkozy a décidé de faire don aux Restos du Coeur des 60.000 euros gagnés au procès contre Ryanair, somme à laquelle s'est ajoutée 60.000 autres euros que Nicolas Sarközy de Nagy Bocsa (plus connu sous le pseudonyme de Nicolas Sarkozy) a sorti de sa propre proche. Un don de 120.000 euros du couple présidentiel, donc. Pas la peine d'émettre une critique primaire et infondée sur l'aspect (peut-être) purement médiatique du don, au contraire: voilà qui devrait bien aider les Restos du Coeur - respectable association n'ayant d'ailleurs pour but que de se substituer à un état défaillant. Mais bref.
Il est toujours délicat de juger un acte généreux comme celui-ci. Toutefois, une précision peut s'avérer intéressante. Ce don, rentrant dans la catégorie des « don à un organisme d'intérêt général ou à but non-lucratif » permet donc au couple présidentiel de bénéficier d'une réduction d'impôt, de 66% « dans la limite globale de 20% du revenu imposable ». Dans le cas de Nicolas Sarkozy (en admettant que le couple soit, ce qui paraît probable, marié sous le régime de séparation des biens), ce sont donc 39.600 euros (66% de 60.000 euros) qui seront déduits directement de ses 240.000 euros de salaire annuel. Dans le cas de Carla Bruni-Sarkozy, c'est un peu plus compliqué. Pour qu'elle bénéficie, à son tour, des 39.600 euros de défiscalisation, il lui faut gagner un minimum de 16.500 euros par mois. Or, au regard tant de ses droits de chanteuses, d'ex-mannequin et d'héritière de famille industrielle qu'à son train de vie, tout laisse à penser qu'elle en gagne bien plus.
Il ne s'agit pas ici de juger - Sarkozy n'est pas le premier président à profiter des subtilités fiscales, sans doute même dans une moindre mesure que d'autres. Il ne s'agit pas non plus de déclencher une vague de dénigrement médiatique primaire - il serait peut-être temps d'oublier la forme et de se concentrer sur le fond. Il me semblait juste intéressant de relever cet omis détail: grâce à ces 79.200 euros de défiscalisation pour seulement 60.000 euros effectivement perdus, les tourtereaux devraient économiser 19.200 euros tout en s'étant taillé une belle tranche de publicité. Non, vraiment, la progressive chiraquisation de la présidence Sarkozy n'est peut-être pas qu'une illusion.
Publié par ncls à 18:18:57 dans Opinion | Commentaires (0) | Permaliens
Faut-il s'en offusquer ? Faut-il en rire ? Faut-il en parler, ou ignorer ? Mais non, promis, ce blog n'est pas, n'a jamais été et ne sera jamais une succursale de Gala ! (photo El Pais)
Il y a d'abord ce que tout le monde, ou à peu près, sait. Nicolas Sarkozy doit se rendre en Inde ce week-end en visite officielle. Carla Bruni aurait dû l'accompagner, mais ne viendra finalement pas, l'inde restant un pays conservateur où le comportement de Sarkozy pourrait, à défaut de choquer, émouvoir. Sans compter les problèmes de protocole: première dame de France ou non ? A signaler que l'Elysée aurait tardé à informer l'Inde de la venue ou non de l'ex-mannequin, ce qui aurait particulièrement agacé les autorités indiennes.
Il y a ensuite ce qu'on voit, ce que l'on murmure tout bas. Paraîtrait-il qu'elle prépare un troisième album, qu'elle sortira avant son mariage. Signe que la chanteuse n'a pas décroché du star-système depuis le début de sa "relation présidentielle", elle apparaît aussi dans cette publicité pour Lancia.
Il y a aussi ce dont on ne parle pas, ou pas encore. C'est le "buzz" (comprenez scoop circulant entre internautes) du jour. Carla Bruni aurait accepté de poser nue, une dernière fois, pour le magazine espagnol DT. La révélation vient des sérieux quotidiens El Pais et El Mundo, qui dévoilent au passage ce premier cliché de la série. Les médias alternatifs se délectent. Le Nouvel Obs a osé, mais est resté discret. Le comportement de la presse "traditionnelle" les jours prochains sera, sans doute certain, intéressant à décrypter.
Et enfin, il y a ces vieux démons, ces histoires qu'on aurait bien aimé oublier. Et qui, ajoutés à tous les éléments précédents, sans compter un certain agacement des français (selon les sondages) devant l'espèce de mercantilisme épicurien présidentiel, ne sortent vraiment pas au bon moment. C'est le cas de cette interview publiée en fin de semaine dernière par le Daily Mail, qu'un journaliste du tabloïd aurait réalisé alors que Carla Bruni ne connaissait pas encore Nicolas Sarkozy. Elle révélait qu'elle ne se sentait « pas du tout française » (elle a un passeport italien), que les français ont un « mauvais état d'esprit », et qu'ils sont tous « misérables » et « négatifs ». Elle ajoutait que Paris était une ville inhabitable à cause de la pollution, et critiquait la fierté du peuple français pour sa langue. A la dernière question - « croyez-vous que les petits hommes ont plus de caractère que les grands ? » -, elle répondait « il y a sûrement quelque chose comme ça: Napoléon, Sarkozy... »
Voilà qui tombait bien, on manquait d'une Joséphine à l'Elysée.
Publié par ncls à 15:09:13 dans Opinion | Commentaires (0) | Permaliens
Promis, je ne vous parlerai pas de Nicolas et Clara en villégiature à Mickeyland, ni des derniers soubresauts dans la politique intérieure bhoutanaise*. Plutôt de la fin de ce premier semestre danois.
C'est une ambiance assez étrange. On fait la fête, presque comme jamais, pour fêter la fin du semestre et surtout profiter des derniers moments tous ensemble. Mais à côté de ça, on bosse, ou tente de bosser, la période d'examen battant son plein (elle s'étale de début décembre à fin janvier). Pour ma part, j'ai un essay de vingt pages à rendre avant le 7 janvier.
C'est une ambiance assez étrange. On dit au revoir à un certain nombre de personnes, qui sont devenus, au fil des semaines, les souriants visages de notre quotidien. Une bonne moitié des étudiants rentrent en effet poursuivre leurs études dans leur pays. D'un autre côté, ce ne sont pas vraiment des adieux, car d'ici le départ effectif de chacun (jeudi pour moi), nous sommes toujours susceptibles de nous croiser, dans la rue, en soirée ou à l'université. Et puis un bon nombre d'étudiants, quand même, restent ici au second semestre.
C'est une ambiance assez étrange. Les adieux sont parfois pesants, le soleil n'a pas pointé le bout de son nez depuis deux semaines, les cours sont terminés et on commence à trouver le temps long. Pas de raison pour rester, donc. D'un autre côté, partir, c'est accepter de quitter certains, définitivement. Et puis c'est, en quelque sorte, revenir à une certaine réalité.
C'est dans cette ambiance assez étrange que certains commencent à avoir des problèmes avec leur propriétaire. Que d'autres (c'est mon cas) retrouvent leur boîte au lettre enfoncée le lendemain d'une beuverie voisine. Ou que l'on choisit ses cours pour le semestre prochain - époque saugrenue pour ce genre de projets. Oh, vraiment, la trève des confiseurs va faire du bien !
* Le Bhoutan, un pays qui, pour augmenter son BNB (Bonheur National Brut), a interdit le tabac - soit dit en passant.
Nota: Etrange ne signifie pas triste, surtout à regarder la vidéo d'un kitsch ravageur consacré à Arhus, qu'a dégoté et mis sur son blog Camille: ICI
Publié par ncls à 18:08:06 dans Vie quotidienne | Commentaires (1) | Permaliens
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