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Vivre ou survivre | 12 avril 2008

La carte 12-25 ans de la SNCF, qui offre des réductions de 25 ou 50% selon les horaires, a son équivalente chez la DSB (la compagnie ferroviaire danoise): la WildCard. Rentabilisée dès le deuxième aller-retour Århus-Copenhague, elle offre des réductions de 50% sur TOUS les trajets et permet d'assister à de nombreux concerts ou évènements à prix réduits (même si la majorité d'entre eux se déroulent à Copenhague, bien sûr).

Comme en France, le contrôleur demande de se faire présenter, outre le ticket et la WildCard, une pièce d'identité prouvant que le passager est bien le titulaire de la WildCard. Or, l'indispensable à la survie carte d'assurance maladie (sorte de « carte à tout faire » sur laquelle figure le fameux CPR number), est considérée comme pièce d'identité. Et sur cette carte ne figure pas de... photo d'identité ! C'est ainsi que ce week-end, un certain Nicolas B. se promène à Copenhague, alors que le contributeur de ce blog est toujours coincé entre ses piles de bouquins (quoi pas crédible?!) à Århus.

C'est qu'il faut savoir se serrer les coudes, entre compatriotes. Heureusement pour la DSB, tous les étudiants étrangers ne viennent pas de France, d'Espagne ou d'Italie, tous aussi tricheurs à peu de choses près. Rassurant aussi: nous ne sommes pas encore devenus -sur ce point-là du moins- de vrais danois !

Séb (rebaptisé pour le week-end)

Publié par ncls à 18:30:06 dans Insolite | Commentaires (3) |

Professeur K. | 17 mars 2008

C'est un professeur comme tant d'autre ici, qui aligne les titres, diplômes, domaines de recherches, publications et costumes cravates. C'est un professeur comme tant d'autre, un « visiting professor », qui quitte son université d'Harvard trois mois par an pour venir en Europe faire de la recherche et, accessoirement, enseigner.

C'est un homme grand et fin. Il est maigre, d'une maigreur mortuaire. Il a le teint blafard, les traits du visage tirés, les joues creusées, les yeux engoncés. Ses bras et ses jambes, longs et interminables, semblent perpétuellement le gêner, comme s'il ne savait qu'en faire. Ils pendent plus qu'ils ne vivent, dans une coordination précaire. Lorsqu'il se tient droit, ses jambes, peu assurées, branlent. D'ailleurs, il boitille légèrement ; mais lorsqu'il marche, c'est tout son corps qui tressaute. Une espèce de pantin désarticulé.

C'est un homme qui vient de Boston. Et qui pratique, comme il se doit, le « Boston English ». C'est beau, limpide et chantant. Incompréhensible, aussi. Il n'hésite pourtant pas à conclure un certain nombre de ses explications par des réflexions personnelles, prononcées à mi-voix. Lui en sourit, certains étudiants en rigolent, d'autres restent de marbre. Pas compris.

C'est un homme qui semble s'excuser de dispenser son cours, amènant chaque nouvelle idée par un « let me ». Comme s'il craignait qu'un étudiant se lève et lui demande de passer directement au sujet suivant. Et lorsqu'il s'épanche, un sourire se dessine sur ses lèvres, ses mains se croisent et ses doigts s'enlacent. Jusqu'à la prochaine idée.

C'est un homme qui arrive en classe, ôte le sac en plastique de la poubelle, pose la corbeille sur son bureau et installe ses notes dessus. Surélevées, ses feuilles sont, c'est pratique, légèrement inclinées dans sa direction. Il y a trois semaines, c'était un vrai pupitre en bois. La semaine suivante, c'était une ramette de papier. Il se soucie de ses notes. Un peu moins du support.

C'est un homme imperturbable. Il parle, parle et disparaît au milieu d'une phrase. Puis revient quelques secondes plus tard, après un petit tour dans le couloir. C'était en fait pour fermer la porte de la salle. Mais non, il n'a pas arrêté de parler.

C'est un homme distrait. Il a l'air perdu dans les dates, les semaines, les étudiants, les examens. Mais il en rigole discrètement, après s'en être excusé. Lunatique, mais conscient.

C'est un homme cultivé. Qui prend soin d'écrire tous les noms dans leur orthographe d'origine. Quand bien même ceux-ci sont en russe, et que personne dans la salle ne lit l'alphabet cyrillique. Et qui enseigne les relations internationales, dirige le centre d'études sur la guerre froide d'Harvard, après avoir fait un doctorat en... statistiques.

Il est atypique, déconcertant, attachant. C'est un intellectuel.

Publié par ncls à 01:00:08 dans Vie quotidienne | Commentaires (0) |

"Feel the beat of Århus" | 26 octobre 2007

Comment résumer une ville en quelques mots? Regardez la vidéo, et... Sentez le rythme de Århus...


 


 

History: Mosgård museum, rassemblement "viking" en juillet, Gamble By (musée/vieille ville en plein air)...

Culture: concerts, festvals, théatres, art, Aros (musée d'art moderne)...

Pulse: fêtes, jeunesse, cafés, boutiques, mode...

Innovation: recherche, laboratoires, université, développement durable, plate-forme maritime...

Interaction: Institut scandinave, congrès...

Energy: sports nautiques, golfs, gymnases, stade et stadium, équipes de handball et de football professionnelles, clubs, athlétisme...

 

PS: à signaler que se déroule en ce moment le "International short and docs - Aarhus Filmfestival"...

Publié par ncls à 18:56:16 dans Voyages voyages | Commentaires (1) |

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