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We don't care | 17 février 2008

Viborvej in the sunrise...
 

 

Again, there was a burglary in my residence few days ago. Young people were trying to destroy a window when someone saw them. It does not matter for me: I leave upstairs. Break my window is not a problem ; enter in my room is a bit more difficult without ladder or fire engine - but firemen need their in Gellerup at present...

Those problems are not new. In december, during the vacations, they -the same people- entered in one flat, but there was nothing to steal. Last summer some flats were also visited, and few laptops stolen. It's why the residence committee decided to organize a meeting to find solutions to those problems. So, we were around twenty people in a flat tonight. Laura, my spanish neighbour, Christian the german guy (who's doing his PhD!), me and the rest of danish people. But Jacob started the meeting by saying « well, we will speak in english because there is some of us who are exchange students ». The discussion started in english, continued and finished in english...

Amazing ! In France, in the same situation, the « normal being » is to speak in french, even if there is foreigners people with us. If they don't speak french ? « F*** off, you're studying in France, you have to speak french »...

 

Otherwise, what's happening in Denmark ? Some troubles. And new informations: according several newspapers, the troubles started before the publication of the caricatures (on wednesday). There was some problems in Copenhagen as soon as last sunday night. Misery is an explication brought by francophone medias, but... Misery in Denmark is not really misery. Go in the parisian region, you'll see what's misery - in the case of rich countries.

We're always listening or reading about troubles in Gellerup, the worst place of Århus. Newspapers show garbages, cars or shops burned. Police speaks about « crazy nights ». The busses company changes the bus routes, who are no going to Gellerup anymore. But... it seems to be relatively quiet. I went to Gellerup on friday, in the middle of the night. There was nothing. I met only one car of police. Of course, there was big cars like BMW or Mercedes with strange men inside, but it's the « normal » situation of drug's traffics, not for garbage-fires making. The number of arrested people is not really significatif, because of the police behaviour: danish policemen are « cow-boys » here. Especially in Gellerup, can we imagine.

Danish people seems to be afraid by the situation. A bit less for me. As Michal could say: « I don't care ».

Publié par ncls à 23:04:52 dans Vie quotidienne | Commentaires (4) |

Christmas Diner yesterday | 17 novembre 2007

Photo 

Un repas de noël avec des danois, ça commence à 16h avec cookies et bières de noël - oui, c'est un peu tôt pour boire de la bière...
Un repas de noël avec des danois, c'est à 17h30 qu'on met la table, et à 18h qu'on commence à dîner - oui, c'est un peu tôt pour dîner...
Un repas de noël avec des danois, ce sont plusieurs shots de "Snaps", l'eau-de-vie traditionnelle de noël, à boire cul-sec pour accompagner l'entrée - oui, c'est un peu tôt pour être beurré...
Un repas de noël avec des danois, c'est une pause au milieu du dîner pour se distribuer les cadeaux (voir ci-dessous) - oui, mi-novembre, c'est un peu tôt pour avoir des cadeaux...
Un repas de noël avec des danois, c'est un dîner qui dure deux à trois heures, avant que tout le monde ne bouge au bar de la résidence, vers 21h - oui, c'est un peu tôt pour arriver dans un bar...
Un repas de noël avec des danois, ce sont discussions profondes, danses et jeux divers jusqu'au bout de la nuit - non, ce n'est pas trop tôt d'aller se coucher cette fois...
Un repas de noël avec des danois, c'était juste l'occasion de vivre de l'intérieur les traditions et la culture danoise pour une espagnole et un français. Et de passer 12 heures avec des danois, des vrais. Qui ne sont pas si fous que ça, finalement...

 

Les danois ont donc un jeu très amusant pour se distribuer des cadeaux. Chacun arrive avec deux présents (d'une valeur comprise entre 10 et 20 dkk soit 1,5 et 3 euros), qui sont répartis sur toute la longueur de la table. Une personne met en route un minuteur sur une durée inconnue des participants. La première phase du jeu débute alors: deux dés tournent autour de la table, et chaque joueur qui tombant sur le chiffre "six" a le droit de prendre le cadeau de son choix parmi tous ceux qui n'ont pas encore été choisis.

Lorsque tous les cadeaux ont été distribués (je n'en avais encore aucun à ce moment, hier soir), la deuxième partie du jeu, la plus amusante, peut alors débuter. Chaque participant tombant sur le chiffre "six" est ainsi autorisé à "voler" un cadeau à un autre participant. A la sonnerie du minuteur, chaque joueur devient l'heureux propriétaire des cadeaux qu'il a devant lui. Et si ma voisine Laura avait vu son nombre de cadeaux passer de sept à deux durant la deuxième partie du jeu, j'étais pour ma part passé de zéro à trois. Un paquet de sucre, des sucres d'orge et des petits pères noël en chocolat. D'autres eurent des cadeaux plus saugrenus: une statuette de mère noël dénudée, des brosses à vaisselle, un "batmanuel" (un batman fortement typé portugo-espagnol) ou un ticket de loterie. Noël avant l'heure, mais on n'ira pas s'en plaindre !...

Publié par ncls à 17:40:00 dans Vie quotidienne | Commentaires (0) |

It's snowing !! | 13 novembre 2007

 

Ce jour d'élections législatives danoises (les résultats tomberont à partir de 21h, mais l'extrême-droite devrait conserver son influence sur le gouvernement semble-t-il) est aussi à marquer d'une pierre blanche car pour la première fois depuis notre arrivée... il a neigé. Oui, le Danemark est tout en contradiction: en l'espace de deux mois, nous sommes passés des shorts/tee-shirts aux doudounes/bonnets.

Pourtant, on aurait dû s'en douter. Bien qu'il ait fait grand soleil aujourd'hui (comme depuis une semaine quasi-sans interruption d'ailleurs), la température a continué sa lente et inexorable baisse, entamée quelques jours plus tôt. Le lac de l'université était encore partiellement gelé à ce midi. Paraît-il ainsi qu'il faisait -5°C ce matin très tôt. D'ailleurs je faillis me transformer en Mister Freeze en attendant le bus, à 7h30 ce matin, et ce malgré mon équipement anti-froid. Et à côté de moi, un danois en veste ouverte sur sa chemise ne semblait pas plus rafraîchi que ça... Pas frileux, les danois!

Pas frileux, peut-être, mais prévoyant c'est sûr! D'ailleurs, ça aurait dû nous mettre sur la piste. Les parents qui habillent leurs enfants en combinaisons de ski pour aller à l'école, c'est un signe qui ne trompe pas. La classe d'école croisée ce midi en centre-ville ne passait pas vraiment inaperçue, les enfants étant tous habillés en combinaisons rouges. Non, vraiment, c'était grillé!

Et nous, pauvres "exchange students", insconscients du pétrin météorologique dans lequel nous nous sommes mis en choisissant ce pays, n'avons réagis que ce soir. La rumeur s'est répandue comme une traînée de poudre sur les pseudonymes MSN. "Is it snow?" demande celui de Giulia. Un coup d'oeil à la fenêtre et le constat est sans appel: "snowing!!!neige!!" annonce Marion. "Il neige" renchérit Céline. Un bon centimètre recouvre le paysage alentour, devenu tout blanc. Et nous ne sommes que le 13 novembre.

On nous a beaucoup parlé de ces mois de janvier et de février, où les gens ne sortent pas de chez eux, mettent des bougies aux fenêtres pour signaler qu'ils ne sont pas morts. Ces mois où, lorsqu'une tempête de neige se déclenche, tout le monde rentre chez soi sans attendre la fin du cours, sous peine de risquer de passer la nuit à l'université. Ces mois où parfois même les bus ne passent plus, et où l'on met des chaînes aux roues de vélo (seule la dernière affirmation est fausse). Or nous ne sommes qu'en novembre. "I can't believe it, it's snowing!" s'insurge le pseudo d'Erin. Va falloir s'y faire. "Gla gla gla" annonce Camille. Oui, on n'a pas choisi l'Espagne, c'est sûr. "IL NEIGE PLUS" tempère Séb. Un coup d'oeil à la fenêtre, effectivement. La neige ne tombe plus et est en train de geler au sol. C'était juste histoire de nous mettre au parfum. Désormais, on peut le dire: l'hiver est là.

Il y a toutefois des traditions auxquelles on ne peut déroger. Ce blog vous tiendra donc informé du bon déroulement de la première bataille de neige. Quand, ça c'est une autre histoire...

Publié par ncls à 19:42:04 dans Vie quotidienne | Commentaires (7) |

Les trois règles danoises | 07 novembre 2007

 

Système d'échange international "oblige" (on pourrait aussi dire "permet", mais cette nuance mettant en valeur le caractère ambitionnel irresponsable du rédacteur de ce billet, nous nous réfugierons opportunément derrière l'omission pour ne pas aborder ce délicat sujet - ah, raté..), système oblige, disions-nous, je participe donc à deux cours de Master. Moi qui suit en seconde année de Licence... on aura vraiment tout vu ! 

L'un est un cours d'histoire assez classique, "Europe postwar", l'autre, un peu moins traditionnel, est dispensé au département des médias sous le nom de "Theorie of information on Internet and regulation policy". Ces cours ont pour particularité d'être enseignés par des professeurs de renoms (l'un est titulaire de la même chaire que M.Bossuat, alias Grand Manitou de la fac d'histoire cergyssoise, l'autre, un allemand, ancien représentant du monde universitaire pour l'ONU, vient d'interrompre ses cours le temps de participer à des conférences dans des coins perdus tels que Los Angeles ou Rio de Janeiro) à de petits groupes (une vingtaine à tout casser) d'étudiants quelque peu éclairés (nous sommes ici en Master!), ce qui réserve parfois des débats assez profonds (l'arrachage de cheveux du jour fut: "quel est le but d'un empire?".. vaste question).

 

Autre détail qui relie ces cours entre eux - détail que l'on peut imaginer s'appliquer dans un certain nombre d'autres cours de Master danois, soit dit au passage -, c'est cette fameuse structure auxquels ils obéissent, conditionnée par le "respect des trois règles", concept analysé empiriquement puis théorisé par le toujours-même-rédacteur-de-ce-billet. Pour une meilleure compréhension, nous appuierons l'analyse suivante sur l'exemple de mon cours d'histoire, qui a lieu le mercredi de 13h à 16h.

La première règle est le fameux "Quart d'Heure Académique", tradition évoquée sur le blog précédemment. L'expression mérite d'être consacrée par des majuscules, car elle fait débuter le cours... un quart d'heure après l'heure prévue! "Europe postwar" commence donc réellement à 13h15, la salle ne se remplissant qu'à partir de 13h10 pour les plus consciencieux du groupe.

La seconde règle est la pause. Placée généralement en milieu de cours, sa durée est annoncée par le professeur au moment où il la décrète: d'une longueur indéfinie pour "Internet Policy" (toutefois estimée à un bon quart d'heure, NDLR), elle est habituellement d'une demi-heure pour "Europe Postwar"! Trois heures de cours certes, mais, me direz-vous, largement amputé de trois quarts d'heure! Ne bosse-t-on donc vraiment pas dans ce froid pays??

Ce serait occulter la troisième règle, plus saugrenue pour l'étudiant formaté par l'esprit universitaire gauchiste et légèrement libertaire français dont je me revendique fièrement ici. Celle-ci permet tout simplement au professeur de prolonger son cours à sa guise. En France, cela provoquerait allègrement une vague de protestation immédiate, un sit-in devant la fac, un blocage des universités françaises et une demande de référé devant la cour européenne des droits de l'homme. Au Danemark, personne ne bronche, personne ne râcle sa gorge, personne ne range ses affaires, et tout le monde continue d'apporter sa contribution au débat qui se poursuit. On pourrait presque croire que c'est le professeur lui-même qui doit couper ses ouailles dans leur élan pour réussir à clôturer son cours. Non, vraiment, les conditions d'enseignement ne sont pas les même partout...

Publié par ncls à 23:54:52 dans Insolite | Commentaires (2) |

"Feel the beat of Århus" | 26 octobre 2007

Comment résumer une ville en quelques mots? Regardez la vidéo, et... Sentez le rythme de Århus...


 


 

History: Mosgård museum, rassemblement "viking" en juillet, Gamble By (musée/vieille ville en plein air)...

Culture: concerts, festvals, théatres, art, Aros (musée d'art moderne)...

Pulse: fêtes, jeunesse, cafés, boutiques, mode...

Innovation: recherche, laboratoires, université, développement durable, plate-forme maritime...

Interaction: Institut scandinave, congrès...

Energy: sports nautiques, golfs, gymnases, stade et stadium, équipes de handball et de football professionnelles, clubs, athlétisme...

 

PS: à signaler que se déroule en ce moment le "International short and docs - Aarhus Filmfestival"...

Publié par ncls à 18:56:16 dans Voyages voyages | Commentaires (1) |

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