• Ce matin, c'était mon tout premier cours! Cours d'anglais dont l'intitulé est "Nation, State and Globalization". Cours programmé de 8h15 à 9h00...

     

    8h01 - J'arrive dans le hall d'entrée de l'auditorium. Beaucoup de gens attendent, peut-être une centaine. Ca parle danois dans tous les sens. Un vrai cours danois, qu'avec des danois. Aïe, ça promet...

    8h15 - Mouvement de foule, on rentre dans l'amphi.

    8h20 - Tout le monde est assis, les affaires sont sorties, on n'attend plus que le professeur.

    8h33 - Toujours pas de prof. Certains sortent prendre un café, d'autres sortent leurs ordis. Une fille prend son sac et quitte l'amphi.

    8h45 - Chacun guette la porte de l'amphithéatre. Viendra, viendra pas? Nouvelle fausse alerte, encore des étudiants qui entrent et sortent.

    8h58 - Deux danois enfilent leurs manteaux, prennent leurs sac et filent. Je décide d'attendre quelques minutes supplémentaires.

    9h02 - Un homme descend les marches à toute allure. Il dit quelques mots en danois, allume le rétro-projecteur, insère un transparent. C'est le professeur d'anglais... mais de littérature anglaise! Je prends mon sac et quitte la salle.

     

    Voilà mon premier cours. Le professeur n'est jamais venu. Moi j'dis: ça promet !

     

    Have a nice day,

    Nico


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  • Seize élèves et un professeur, soit dix nationalités différentes. Sympa, la classe ! 

     

    C'est un dilemne que je rencontre à chaque fois que l'on me demande ce que j'étudie. Systématiquement, je réponds « histoire ». Seulement, ça n'est pas tout à fait vrai. Donc lorsque j'ai envie de discuter avec mon interlocuteur, j'ajoute: « mais ici c'est un peu plus compliqué ». Ce midi, je ne sais ce qu'il m'a pris. J'étais pressé (j'allais voir ma coordinatrice), il pleuvait à moitié, et c'est la première fois que j'adressais la parole à Daphnée, étudiante allemande. Je me lançais pourtant dans de vastes explications concernant mon programme d'étude, lorsqu'elle me coupe. Elle me demande de répéter le cours que je viens de lui annoncer, et me sourit en m'annonçant qu'elle participera au même cours. Ouf! Je ne serai donc pas le seul étudiant étranger dans mon principal cours ce premier semestre, Ô joie :)

     

    Comme précisé ci-dessus, j'étudie donc l'histoire. En France du moins. Ici, au Danemark, je suis affilié au département d'histoire, et censé étudier cette matière. Pourtant, au moins pour ce semestre, je ne vais pas étudier l'histoire. Que vais-je donc faire??

    D'abord, commençons par quelques éclaircissements sur le système universitaire européen. Une année universitaire se divise en deux semestre (septembre/janvier, février/juin). Pour avoir son année, il faut "valider" les deux semestres (quoiqu'il est possible de passer dans l'année supérieure en n'ayant validé qu'un seul semestre, mais c'est autre chose..). Chaque cours vaut un certain nombre de points (appelés crédits, ou ECTS). A la fin du semestre, après un examen ou la remise d'un dossier, si on est "admis", alors on obtient ces fameux crédits. Si l'on ne l'est pas, dommage... Et pour valider un semestre, il faut obtenir 30 crédits.

    Ensuite, je suis venu au Danemark avec deux objectifs: travailler les langues étrangères (l'anglais en priorité) et, si possible, acquérir des connaissances supplémentaires dans le domaine journalistique. Or j'ai la chance d'avoir de supers coordinatrices... :)

    Mon premier cours s'intitule "Deutsche Geschichte und mündliche Sprachfertigkeit", et vaut 10 ECTS à raison de 2 heures par semaine. Cours en allemand, évidemment. Le contenu du cours en lui-même est un peu vague, mais me permettra de me remettre sérieusement à ce qui fut ma première langue, ma spécialité en bac, et même ma langue de section européenne.

    Mon second cours s'intitule "Nation, State and Globalization", et vaut 5 ECTS à raison d'une heure par semaine. Ce cours est décrit comme une introduction aux grands thèmes qui caractérisent l'influence anglo-américaine (institutions, structures, procédés, ...), particulièrement dans l'ère moderne. Mêlant politique, social, économie, culture, ce cours est un bon moyen d'aborder des thèmes actuels et d'acquérir du vocabulaire technique en anglais.

    Mon troisième (et dernier!) cours s'intitule "Theories on the Information Society, and Internet Policy and Regulation", et vaut 15 ECTS à raison de trois heures par semaine. La première partie sera très théorique, consacrée à l'histoire des médias, au droit de la communication, à la mondialisation de l'information... La seconde abordera l'information sur Internet, son histoire, son fonctionnement, son rôle... La troisième partie sera consacrée à des études de cas concrets issus de la réalité. Enfin, la dernière partie sera une discussion sur la régulation sur Internet, les règles, les lois, et les challenges à relever. C'est donc un cours qui m'intéresse au plus haut point, abordant à la fois l'information et l'Internet, sur lequel il reste encore beaucoup de choses à faire ou à inventer. Et en plus, je sais depuis ce matin que je ne serai pas le seul "étranger" à suivre ce cours!

    Trois cours dans trois départements différents (allemand, anglais, médias), six heures de cours par semaine, et pas d'histoire pour ce semestre. C'est peut-être à ça que ça ressemble, l'opportunisme...

     

    Ce matin, c'était notre dernier "vrai" cours de danois (demain, nous nous réunissons avec les autres classes). D'où la photo ci-dessus, d'où la vidéo ci-dessous. Ok, c'est pas très juste, mais on est pas chanteurs, juste étudiants. Chansons, échanges d'adresses mails, rigolades, photos. Scène traditionnelle de fin d'année... en août. Vraiment, le monde ne tourne pas très rond !

     
     
     
    Demain est un grand jour: c'est la fin du "Denmark Today". Sketchs, chansons, danses, remise des diplômes, réception (à la bouuuuuffe !!). Ce soir on fête le départ de Chloé (qui rentre en France demain), et demain soir on fêtera les "vacances". L'occasion de rentrer en France quelques jours :)
     
    Ciao!
     
    Nico

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  • Vous voulez savoir à quoi ressemble la langue danoise?? Suffit d'écouter la chanson ci-dessus (cliquer sur le bouton vert pour mettre en route la musique), chanson que l'on est en train d'apprendre dans notre cours de danois. Avec le professeur à la guitare, of course :)

     

    Non, franchement, les étudiants danois n'ont pas à se plaindre. Evidemment - vu les taxes -, le coût de l'inscription à l'université n'est pas élevé, à l'instar du cas français. Là où ça se complique, c'est lorsqu'on apprend que (tous!) les étudiants danois sont payés pour étudier! Ils reçoivent de l'Etat environ 400 euros par mois, si j'ai bien compris. Au prix des loyers, cela leur permet de quasiment auto-subvenir à leurs besoins...

    Etant en train de reprendre la liste des cours que j'aurai lors de ce premier semestre, j'ai demandé à ma coordinatrice combien d'heures de travail hebdomadaire il était recommandé de faire à l'université. Elle me répondait le plus simplement du monde "25".. Alors qu'en France, on nous demandait 40 heures en supplément des 20 heures de cours!

    Donc non seulement les étudiants danois sont payés pour étudier, mais en plus ils disposent d'un sacré temps libre. Pour travailler, pourquoi pas (mais rappelons qu'ils touchent déjà des sous). Pour faire la fête, aussi. Probable. Pas étonnant qu'ils ne se pressent pas forcément pour terminer leurs études...

     

    Ce système scolaire, les danois en sont très fiers. Comme de leur système politique en général, d'ailleurs. Ces derniers huit jours, nous n'avons eu pas moins de quatre conférences consacrées à ce thème, toutes dans des contextes différents (à l'université, à la mairie, à la Hojskole,...) mais se recoupant en permanence. Voilà, il faut le savoir, les danois sont fiers de leur système politique, comme de leur pays en général. Moi-même ai adopté la "dänish attitude": un petit Dannebrog - nom donné au drapeau danois - trône sur mon bureau...

     

    Proverbe danois pour finir: « on ne dit pas la vie est belle, mais la vie est moins mauvaise qu'elle pourrait l'être ».

    Dont acte !

     

    Nico 


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  • Aujourd'hui, la journée était consacrée à la visite de Hadsten Højskole, située à une vingtaine de kilomètres d'Århus. Cette vieille école (crée vers 1850), se situant entre le lycée et l'entrée à l'université, a été créée sur le principe - un peu humaniste - que "l'école est faîte pour apprendre, et non pas pour les examens". Aujourd'hui, les jeunes qui le souhaient peuvent donc venir passer ici un semestre, dénué d'examens, pendant lequel ils peuvent assister à des cours de politique, de sociologie, de musique, d'art ou encore de sport. La finalité de cette école étant d'apprendre aux jeunes danois à forger leur personnalité et à devenir de "bon danois".

    Le matin fut consacré à l'accueil (à l'américaine, avec le discours et les chants), et à la visite: salle de "classe", salle de sport, bar (nous sommes au Danemark), chambres, salle de détente, maisons des professeurs, terrains de sport et cantine - le repas ayant incontestablement le meilleur moment de la journée. L'après-midi, nous eûmes droit à une conférence sur... la politique danoise! Troisième conférence consacrée à ce sujet en une semaine - les danois sont très fiers de leur système politique. On commence à être calés... Enfin, le groupe ayant eu droit au cours de musique nous chanta la chanson qu'ils avaient travaillé dans l'après-midi. Grand moment (voir photo) !

     

    Ah oui ! Etonnant pour un "pays du vélo", on ne trouve pas de rustines au Danemark ! Lorsque les danois ont leur pneu crevé, ils doivent donc (ceci n'est qu'une supposition) changer la chambre à air. Ou alors changer de vélo. C'est pas trop dur, les rues en sont pleines: suffit de se servir !

     

    Demain, c'est LEGOLAND !!

     

    Nico


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  • Salle du conseil municipal d'Århus... très joli, non?

    Il ne faut pas se le cacher, s'il fallait trouver un défaut à Århus, c'est bien cette odeur. A vrai dire, cette odeur n'est pas permanente: elle ne se déclare que lorsqu'il fait beau - et chaud.

    C'est une odeur âcre, aigre, qui pénètre le nez et descend jusque dans l'estomac. Certains parlent d'un mélange de poisson pourri et d'eau de mer... Ce sont plus probablement les rejets des usines du port. Légèrement incommodé par l'odeur lorsqu'on débarque au centre-ville, on finit par s'y habituer. Ceci dit, il ne fera pas chaud longtemps, il n'y a pas à s'inquiéter...

     

    Sinon aujourd'hui, c'était la visite de Town Hall, mairie d'Århus. Reçus en grande pompe (pas de tapis rouge mais buffet de fruits, bières et limonades pour tout le monde), nous avons visité l'immense bâtiment (2,5 kilomètres de rambardes!). D'abord la grande salle de conférence, la salle des mariages, la salle du conseil, puis la tour... Et pour finir, une conférence (pour changer!).

    Et pour finir la journée en beauté, un barbecue nous était organisé par la maison des étudiants. L'occasion de réviser un peu mon allemand :)

     

    Buena note,

    Nico


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