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    Qui dit élections dit, forcément, campagne de séduction envers les électeurs. Bref, communication. L'occasion d'observer avec attention les diverses opérations menées dans le but d'obtenir quelques bulletins supplémentaires. Celle-ci (qui fera immanquablement baver Fabrice) consista donc à mettre sur les vélos des protections imperméables pour selle affublées d'un petit tract en faveur du candidat. Visiblement, une partie des engins garés en centre-ville a ainsi été "protégée", et ce aux frais d'un généreux candidat. En considérant que c'est le principal mode de transport ici et que chaque danois possède, sinon un, plusieurs vélos, l'opération semble assez ingénieuse!

    Pour ce qui est des élections, qui ont eu lieu hier, rien de bien nouveau si ce n'est un renforcement de l'extrême-droite au Parlement. Pour vulgariser, le premier ministre Anders Fogh Rasmussen était à la tête du gouvernement grâce à une coalition contenant l'extrême-droite, qui lui était nécessaire pour obtenir la majorité au Parlement. Les élections anticipées d'hier avaient pour but de lui assurer une réelection (le pays étant dans une période relativement "prospère") tout en obtenant suffisamment de voix pour ne plus être dépendant du parti du peuple dirigé par Pia Kjaersgaard, la "Le Pen" danoise. Objectif à moitié rempli: s'il a assuré sa réélection, Anders Fogh devra encore compter sur le parti du peuple pour détenir la majorité au Parlement. Influence renforcée même, puisque l'extrême-droite a vu son nombre de députés légèrement augmenter! Voilà qui promet quelques nouvelles années encore de lois anti-immigration et de critères d'entrée sur le territoire ultra-sélectifs. Mais comme dirait l'autre, c'est pas à nous de juger..


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    Système d'échange international "oblige" (on pourrait aussi dire "permet", mais cette nuance mettant en valeur le caractère ambitionnel irresponsable du rédacteur de ce billet, nous nous réfugierons opportunément derrière l'omission pour ne pas aborder ce délicat sujet - ah, raté..), système oblige, disions-nous, je participe donc à deux cours de Master. Moi qui suit en seconde année de Licence... on aura vraiment tout vu ! 

    L'un est un cours d'histoire assez classique, "Europe postwar", l'autre, un peu moins traditionnel, est dispensé au département des médias sous le nom de "Theorie of information on Internet and regulation policy". Ces cours ont pour particularité d'être enseignés par des professeurs de renoms (l'un est titulaire de la même chaire que M.Bossuat, alias Grand Manitou de la fac d'histoire cergyssoise, l'autre, un allemand, ancien représentant du monde universitaire pour l'ONU, vient d'interrompre ses cours le temps de participer à des conférences dans des coins perdus tels que Los Angeles ou Rio de Janeiro) à de petits groupes (une vingtaine à tout casser) d'étudiants quelque peu éclairés (nous sommes ici en Master!), ce qui réserve parfois des débats assez profonds (l'arrachage de cheveux du jour fut: "quel est le but d'un empire?".. vaste question).

     

    Autre détail qui relie ces cours entre eux - détail que l'on peut imaginer s'appliquer dans un certain nombre d'autres cours de Master danois, soit dit au passage -, c'est cette fameuse structure auxquels ils obéissent, conditionnée par le "respect des trois règles", concept analysé empiriquement puis théorisé par le toujours-même-rédacteur-de-ce-billet. Pour une meilleure compréhension, nous appuierons l'analyse suivante sur l'exemple de mon cours d'histoire, qui a lieu le mercredi de 13h à 16h.

    La première règle est le fameux "Quart d'Heure Académique", tradition évoquée sur le blog précédemment. L'expression mérite d'être consacrée par des majuscules, car elle fait débuter le cours... un quart d'heure après l'heure prévue! "Europe postwar" commence donc réellement à 13h15, la salle ne se remplissant qu'à partir de 13h10 pour les plus consciencieux du groupe.

    La seconde règle est la pause. Placée généralement en milieu de cours, sa durée est annoncée par le professeur au moment où il la décrète: d'une longueur indéfinie pour "Internet Policy" (toutefois estimée à un bon quart d'heure, NDLR), elle est habituellement d'une demi-heure pour "Europe Postwar"! Trois heures de cours certes, mais, me direz-vous, largement amputé de trois quarts d'heure! Ne bosse-t-on donc vraiment pas dans ce froid pays??

    Ce serait occulter la troisième règle, plus saugrenue pour l'étudiant formaté par l'esprit universitaire gauchiste et légèrement libertaire français dont je me revendique fièrement ici. Celle-ci permet tout simplement au professeur de prolonger son cours à sa guise. En France, cela provoquerait allègrement une vague de protestation immédiate, un sit-in devant la fac, un blocage des universités françaises et une demande de référé devant la cour européenne des droits de l'homme. Au Danemark, personne ne bronche, personne ne râcle sa gorge, personne ne range ses affaires, et tout le monde continue d'apporter sa contribution au débat qui se poursuit. On pourrait presque croire que c'est le professeur lui-même qui doit couper ses ouailles dans leur élan pour réussir à clôturer son cours. Non, vraiment, les conditions d'enseignement ne sont pas les même partout...


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    Comme indiqué dans un précédent billet (lire ici), les danois ont des noms de famille peu variés. Au point de dérouter les services informatiques des compagnies aériennes!

    Cet après-midi, dans l'avion (Sterling Airways, low-cost danois, d'où une majorité de danois dans l'appareil), nous nous apprêtons à décoller de Roissy, direction Billund, au Danemark. Sauf que le chef de cabine s'aperçoit qu'il y a un passager en trop. S'ensuit plusieurs recomptages, parlementations avec le personnel de l'aéroport, consultation des listings. Il s'avère qu'en fait, deux passagers portaient le même nom. Mais que le système informatique n'en avait fait qu'une seule et simple personne.

    Inutile de préciser, évidemment, que pendant la demi-heure qu'a duré cette affaire (retardant d'autant notre décollage), nulle impatience, nul énervement, nulle récrimination de la part des autres passagers. Atmosphère plutôt bon enfant même, les danois rigolant fort bruyamment à chaque retournement de situation. Un avant-goût de retour au Danemark, bien que sur le sol français!

     


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    Il faut le savoir, les danois sont très design... En voilà donc une illustration parfaite, avec la salle à manger de notre très chère amie copenhaguoise (ou copenhaguaise?) Chloé (qui vient d'ailleurs de créer son blog).

    C'est... design quoi !

     


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    Petite - mais importante - rectification: la bibliothèque de l'université (qui est aussi une bibliothèque d'état, voir mon billet) ne compte pas 35 000 ouvrages comme je l'avais écrit à l'époque. Non, bien sûr, la bibliothèque de Cergy en comptant 70 000. Erreur de zéros? Possible. La bibliothèque de l'université d'Aarhus compte en fait dans ses étagères 3,5 millions de livres et magasines (sans compter 1,3 million d'autres documents).

    Et ainsi la vérité fut faîte.

    Ce soir, Halloween à Copenhague (København en danois), chez Chloé :) Bon week-end à tous!

     


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