• International Theatre yesterday: "the maids"

    Charmante, l'entrée du théatre, non?.. 

     

    La France était à l'honneur au Théatre International hier soir pour la représentation de "the maids" ("les bonnes", 1947). Une pièce d'un auteur français, Jean Genêt, interprêtée sur une musique française de Yann Tiersen, avec des "Claire", "Solange", "Madame" et "thé" à tout bout de champ. Oeuvre ayant pour particularité de mettre en scène des femmes... interprêtées par des hommes ! L'histoire de deux servantes qui, à bout de patience, cherchent à éliminer leur maîtresse. Mais tout ne se passe pas comme prévu...

    Bien qu'il s'en défende, Jean Genêt s'est inspiré de l'histoire des soeurs Papin, fait divers de l'entre-deux guerres. Après quelques recherches dessus, je ne résiste pas à l'envie de vous la narrer. Âmes sensibles peuvent donc arrêter leur lecture et se diriger sur Bisousland: ICI.

     

    Léa et Christine Papin, deux soeurs à l'enfance difficile (séparée, changeant de pensions et foyers régulièrement) étaient au service de Monsieur et Madame Lancelin, honnêtes bourgeois sarthois. Ils étaient de bons employeurs, soucieux de leurs domestiques, et entretenaient de bonnes relations avec leurs deux bonnes (qui appelaient même Madame "maman"). Mais un jour de 1933, alors que l'une des servantes avait fait sauter les plombs et griller le fer à repasser, Madame s'énerve en rentrant. S'ensuit alors une altercation entre l'une des soeurs et Madame, avant que Mademoiselle et l'autre soeur ne se joignent à la bataille. C'est alors que Christine arrache un oeil à Madame. Léa, pour l'imiter, arrache alors les deux yeux à Mademoiselle. Les deux soeurs vont chercher un couteau de cuisine pour achever leurs maîtresses. Elles les traitèrent ensuite comme il est recommandé de le faire pour les lapins dans les manuels de cuisine, les assommant, les saignant, les dépouillant, et pratiquant des ciselures. Bref, prêtes à cuire.

    Monsieur Lancelin arrivant le soir et ne pouvant pénétrer dans la maison, alerta, inquiet, la police. Les policiers découvrirent alors la scène d'horreur à l'étage, un oeil gisant au bas de l'escalier. Ils trouvèrent les deux soeurs allongées dans leur lit, lesquelles reconnurent immédiatement leur crime. L'une, Christine, fut condamnée à la peine de mort, qui se transforma vite en travaux forcés à perpétuité, mais mourut rapidement. Quant à sa soeur, Léa, elle ne fut condamnée qu'à dix ans de prison. A sa sortie, elle reprit une vie "normale", pour ne mourir qu'en 2001. Entre-temps, elle exerça plusieurs métiers, dont celui de... gouvernante ! (sources: Wiki et )

     

    Pour ceux qui auraient dû le faire plus tôt et qui ont du mal à se remettre de cette histoire, vous pouvez toujours retourner à Bisousland.


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