• Je n'ai jamais aimé les anniversaires. D'abord parce qu'un anniversaire, ça tombe à une date précise, et que cette date, il faut s'en souvenir. Mais moi et les dates, c'est pas trop ça - comble pour un historien. Les numéros de téléphone, les sons, les images, les noms, les citations, les blagues (?), pas de soucis. Mais les dates, non, vraiment. Ca fait plus de dix ans que j'essaie de me rappeler que mon meilleur ami est né le 30 janvier, non pas le 31. Ou l'inverse, je ne sais plus.

    Alors, il faut trouver la parade. « Désolé, j'y ai pensé tous les jours de la semaine qui précédait, mais le jour même, je sais pas ce qui s'est passé... » Ou pousser à son paroxysme l'excuse bidon. « Je t'ai envoyé un fax, un texto, un e-mail, et t'ai laissé un message sur ton répondeur, tu les as pas reçus ?? Ah, saleté de technologie... » Ou encore jouer franc jeu. « Tu sais, moi et les dates, voilà quoi, faut pas m'en vouloir... » Voire jouer complètement franc jeu. « Sérieux ?! C'était ton anniversaire ? J'avais complètement zappé ! Eh mecton, va falloir fêter ça !! »

    Il y a aussi ceux dont on ne peut pas louper le leur, d'anniversaire. Leurs pseudonymes sur Messenger, après avoir entamé un compte à rebours plusieurs semaine auparavant, en jours puis en heures, affichent quelque chose du genre « TRO BI1 C MON ANIV OJRD8 !! G 1 AN 2 + !!! ». Plus discret, tu peux mourir noyé dans un trou d'air. Ayant réussi leur matraquage psychologique et méthodique sur leurs amis, ils ont en général droit à plein de petits cadeaux ou de cartes très tôt dans la journée, accueillis à grands cris de joie et d'embrassades effrénées, comme si c'était une surprise. Et -inconscience ou non ?- histoire de rappeler au reste de l'univers qu'il y a un heureux évènement à ne surtout pas oublier aujourd'hui. Et puis on programme tout plein de fêtes, entre copains, entre copines, avec les meilleurs amis, les collègues, les coéquipiers, les voisins, le concierge, la charcutière, les policiers municipaux, les frères et les soeurs. Le bonheur.

    La fête, la fête. Toujours la fête. C'est effectivement une belle occasion de revoir ses amis, sa famille, d'organiser une grosse soirée, un grand repas, de ressortir l'argenterie familiale ou les vieilles bouteilles de vodka achetées moitié-prix en Andorre l'été dernier. D'accord. Mais la fête, ça peut aussi devenir un carcan. Besoin de prétextes pour réunir ses amis, sa famille. Et si l'on se voyait pour rien, aussi, de temps en temps ? Pourquoi ne fêterions-nous pas rien ? Et puis, l'anniversaire, on le célèbrera à la prochaine fête, on est pas à une semaine près ! Allez, à bas les traditions, abrongeons les conventions ! Je fêterai mes dix-huit ans avec les amis -en famille ce fut plutôt grandiose- avant la trentaine, promis !

    Et puis, inviter quelqu'un à son anniversaire... Quel délicat exercice ! C'est -forcément- toujours gênant, pour les deux partis. L'un, parce que dans l'immense majorité des cas, il aquiesce et s'interrogeant: « son anniversaire... quand est-ce déjà... arf, j'espère que ça n'est pas encore passé sinon j'ai l'air fin... vite, mon téléphone, F. doit bien savoir ça, quand même ». Pour l'autre parti, c'est l'ultime défi: « se souviendra-t-il que c'est aujourd'hui... mmmh, visiblement non », doublé d'un adroit rappel « eh, t'oublies pas mon cadeau, hein ? ».

    Foutu cadeau. Va trouver ce qui va lui faire plaisir, bougre de gredin. Le problème, c'est cette universelle loi de Murphy. Toute l'année, vous voyez des articles sympatiques, décalés, intéressants, calés dans votre budget, et puis le jour où vous vous décidez à trouver un cadeau... Plus rien. Plus d'idée, plus rien d'intéressant en vitrine comme dans les recoins poussièreux des boutiques où personne ne va sauf vous parce qu'il n'y avait plus que ces quelques centimètres carrés qui avaient échappé à votre regard qui est maintenant vide et désillusionné - votre regard, pas le magasin. Les yeux globuleux, la bave à la commissure des lèvres, l'esprit embrumé et désormais dénué de tout discernement, vous finissez par jeter votre dévolu sur quelque chose que vous aviez jugé d'un air dédaigneux au début de votre chasse. « Tant pis, mais maintenant qu'on me laisse mourir tranquille ! »

    Alors, évidemment, tout n'est pas obligé de se passer comme sus-cité. Evidemment qu'on trouve parfois des cadeaux, qu'on se souvient des dates d'anniversaire, et même, si ça n'est pas le cas, que ça n'a pas trop d'importance de s'en rappeler ou non, que dans le fond c'est juste une bonne occasion de se revoir et de montrer à l'autre qu'on tient à lui. Alors, évidemment, ça change un peu tout, et ça peut faire plaisir. Mais quand même. L'anniversaire est un concept qui me dérange. Ne serait-ce que par esprit de contradiction. Et au nom de l'humour, accessoirement.

    Il est minuit cinquante-deux. Ne m'en déplaise, depuis cinquante-deux minutes, j'ai vingt ans. Santé !


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    Drapeaux brûlés et ambassades mises sous sécurité renforcée au Moyen-Orient, voitures et magasins incendiés, bus pris d'assaut... le Danemark s'est levé ce matin avec la gueule de bois et le désagréable sentiment de revivre le même cauchemar que deux ans plus tôt, lorsque l'affaire des caricatures de Mahomet avait enflammé le pays, embrasé une partie du monde musulman et causé la mort de plusieurs dizaines de personnes dans le monde. Le quotidien gratuit à grand tirage « Nyhedsavisen » (voir ci-dessus) osait même titrer sa Une d'un provocant « Muhammedkrisen II ». Ambiance.

    Un attentat déjoué

    A l'origine de ces évènements, l'arrestation dans la nuit de lundi à mardi à Århus de trois hommes soupçonnés de préparer un attentat contre Kurt Westergaard, l'auteur de la caricature la plus controversée, sur laquelle le prophète Mahomet était représenté, une bombe en guise de turban. L'annonce du coup de filet est faite mardi, au petit matin, par les services secrets danois, rapidement relayée par les grandes agences de presse Reuters, AP et AFP. Les réactions sont immédiates et virulentes dans le pays, du monde politique aux grandes associations musulmanes scandinaves, en passant par la presse danoise qui fait, sur le web comme à la télé, cause commune autour du Jyllands-Posten et de son dessinateur. Très vite, sentant l'odeur de souffre, les grandes chaînes d'information américaines, à l'instar de CNN ou d'ABC News (voir le billet de mardi), s'emparent de la nouvelle, lui donnant une résonnance internationale. Mais, manque d'image oblige, l'information est commentée sur fond de photos prises lors d'émeutes en 2006.

    Mercredi matin -seulement, délais d'édition oblige-, les journaux s'emparent de l'affaire. Dix-sept journaux danois publient à cette occasion un ou plusieurs des dessins qui avaient déclenché l'affaire des caricatures, dont évidemment celui de Kurt Westergaard. Si certaines rédactions précisent prudemment les publier pour "documentation", d'autres ne cachent pas revendiquer ainsi leur liberté d'expression. Et les réactions ne se font pas attendre. Signe fort venu du monde islamiste, le ministre des affaires étrangères iranien convoque l'ambassadeur danois pour lui signifer son couroux. Le lendemain jeudi, plusieurs députés koweïtien appellent au boycottage politique et économique. Même son de cloche de la part du Hamas palestinien, qui demande le même jour des excuses officielles.

    Dans le même temps, la police danoise rappelle que cette arrestation n'était que « préventive », et que selon toute probabilité, les trois hommes n'étaient pas en mesure d'attenter à la vie du caricaturiste dans l'immédiat. Faute de preuves, les deux tunisiens seront expulsés dans leur pays ; quant au troisième, un danois d'origine marocaine, il est remis en liberté surveillée. Une issue qui arrange bien les services secrets danois, qui ne seront pas obligés de dévoiler leurs méthodes d'investigation au cours d'un éventuel procès. Et qui n'auront pas à se justifier de l'arrestation des trois hommes, précisent les mauvaises langues. D'un « attentat déjoué » comme l'annonçait très vite la presse, on est vite revenu à de simples « arrestations préventives », comme la police l'avait annoncé au départ. Un grand battage médiatique pour pas grand-chose ?


    La fameuse caricature de Kurt Westergaard

     

    La poudrière islamiste danoise

    Le problème, c'est que l'islam -dans sa forme radicale, il s'entend- repose au Danemark sur une véritable poudrière (déjà évoquée dans ce billet en septembre dernier, d'ailleurs titré «le calme avant la tempête ?»). La plaie de 2006 ne s'est pas refermée, bien au contraire. La publication des caricatures mercredi a entraîné une vague de révolte et d'actes de délinquance. Mercredi, un bus a été pris d'assaut à Brabrand, le « ghetto » d'Århus, et n'a été libéré qu'à l'arrivée de la police. Puis dans la nuit, des voitures et des commerces ont brûlé un peu partout dans le pays. Faisant la Une des journaux le lendemain. La violence appelant la violence, ce matin encore les journaux consacraient des pleines pages aux violences du début de nuit dernière comme à celles de la précédente. Traumatisant pour un pays peu habitué à ce genre de délinquance.

    Evidemment, cette affaire n'est -pour l'instant- pas en mesure d'inquiéter l'économie et la sécurité du pays. A l'intérieur des frontières, la violence ne reste concentrée qu'aux quelques banlieues « chaudes » que compte le Danemark, et risque surtout de creuser l'écart déjà existant entre la minorité musulmane et la communauté danoise. Au niveau international, même si certains partis islamistes ont fait entendre leur voix, même si le Dannebrog (le drapeau danois, hautement symbolique ici) a déjà été brûlé au Pakistan, la situation est loin d'être aussi dramatique que deux ans plus tôt. Pour l'instant.

     

    Des médias responsables ?

    Il est bien évident que toutes ces réactions violentes (des cités danoises comme des partis, gouvernements ou responsables islamistes) sont inacceptables, condamnables, caricaturales et navrantes pour la religion musulmane, il est utile de s'interroger également sur le rôle de la presse dans cette affaire. La presse danoise a-t-elle eu raison de publier les caricatures mercredi ? La presse internationale a-t-elle eu raison d'accorder une telle place à « l'arrestation préventive » de trois hommes à priori « incapables d'opérer » ? La police a-t-elle eu raison d'annoncer aussi bruyamment qu'elle venait d' « empêcher un attentat » ?

    A reprendre les éléments du communiqué de la police de mardi matin, celle-ci ne semble pas éxagérer outre mesure en indiquant avoir « empêché un meurtre lié au terrorisme », notant que cette opération « doit avant tout être perçue comme une mesure préventive ». Meurtre, terrorisme et caricatures ; trois mots qui suffirent pourtant à attirer l'attention des médias du monde entier, dont au premier rang les chaînes d'informations continues américaines. Qui n'eurent visiblement aucun remord à montrer des images de manifestations de 2006, avec drapeaux danois brûlés et émeutes plus ou moins violentes, une voix en « off » narrant l'arrestation des trois « ex-futurs-terroristes présumés ». Amalgame dramatique tant le cocktail était explosif, au Danemark comme -surtout- au Moyen-Orient.

    L'autre épisode de cet embrasement médiatique, c'est la publication de ces caricatures dans dix-sept journaux mercredi. Au nom de la liberté d'expression, précisaient certains. Ne fallait-il pourtant pas s'autocensurer ?

    Bien sûr, la liberté d'expression et la liberté de la presse sont deux fondamentaux pour une société juste et démocratique. Ce sont même des fondements. Bien sûr, la menace qui pesait -et qui pèse toujours- sur Kurt Westergaard est inacceptable et révoltante. Bien sûr, il fallait se montrer solidaire du dessinateur et de son journal, et réagir contre les dérives de l'extrêmisme religieux. Cependant, publier ces dessins, c'était, immanquablement, risquer de mettre un coup de pied dans la fourmillière de l'islamisme danois. Les journalistes ne sont pas idiots et, mieux que quiconque, ils savaient que cela serait assimilé à de la provocation. Et que cette provocation trouverait réponse dans la violence urbaine à l'échelle nationale, et dans de nouvelles tensions à l'échelle internationale.

    Le sujet est vaste, et le débat éternel. Il a nourri les conversations pendant plus de deux ans, au Danemark. Et au moment où l'on ne l'attendait plus, le voilà qu'il ressurgit. Fallait-il publier ces caricatures mercredi ? A première vue, oui. Mais avec pour inévitable postulat le risque d'enflammer un brasier à peine éteint ? Là, permettez-moi d'être dubitatif...

     

    Quant à ce blog, au nom de la liberté d'expression, il prend la responsabilité de publier la caricature si controversée. Je n'irai juste plus faire mon footing dans le ghetto de Brabrand... ;)


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  • A l'heure où l'on nous parle d'un « état en faillite » qui « n'a plus d'argent dans les caisses », le cas du Danemark, souvent cité en exemple dans l'hexagone, semble faire fantasmer les dirigeants français. Fini  des maux de pouvoir d'achat, de chômage ou de dette publique, le gouvernement danois se voit même obligé de ralentir l'économie. Idéal. Ce serait occulter un nuage qui menace d'assombrir l'avenir du pays.

    Le projet de loi des finances 2008,  présenté ce mardi 5 février seulement (en raison des législatives anticipées d'octobre dernier), annonce un budget une nouvelle fois excédentaire, mais également restrictif afin de soulager l'économie du pays.

    Le surplus bugétaire, estimé à 66,7 milliards de couronnes (9 milliards d'euros, soit 3,8% du PIB), devrait servir à rembourser une partie de la dette publique intérieure -la dette extérieure ayant été réglée en 2006-, mais pourrait également être utilisé pour former un « fond économique » destiné à financer certains investissements et grands projets, à l'instar du modèle norvégien. Cette masse d'argent mise "hors circuit" permettra surtout de créer un appel d'air dans une économie en surchauffe.

    C'est que le Danemark fait aujourd'hui face à une crise de main d'oeuvre, le chômage ayant atteint son plus bas niveau depuis 30 ans (3,3% fin 2007). Dans cette situation de plein emploi, les salaires s'envolent (+4,5 à 5% par an), et l'inflation avec. Risquant de perdre son attractivité face à ses concurrents, dont au premier rang l'Allemagne, le gouvernement danois doit ralentir l'économie et freiner la hausse des salaires.

    « C'est pourquoi il est important de geler 1% du budget de fonctionnement des ministères cette année », a justifié devant la presse le ministre des Finances Lars Løkke Rasmussen. Ce ralentissement est d'autant plus nécessaire que la croissance, selon la conjoncture actuelle, pourrait chuter à 1,0% en 2009, alors qu'elle était encore de 2,8% en 2005 !

    Pour enrayer les hausses des salaires et pourvoir les emplois libres, le Danemark a besoin de main d'oeuvre étrangère, mais le gouvernement se trouve opposé à une opinion publique défavorable. Pour attirer des migrants, le gouvernement souhaiterait en effet baisser les lourds impôts qui pèsent sur l'ensemble de la population. Or les danois craignent que cela ne nuise à la qualité de leur état-providence: soins médicaux gratuits, éducation gratuite, étudiants subventionnés sans critères sociaux, allocations chômage confortables, subventions importantes aux associations, infrastructures modernes et de qualité, sécurité et tranquilité...

    Une tranche de l'électorat qui voit d'un mauvais oeil l'ouverture des frontières se tourne donc vers le parti populaire d'extrême-droite (13,8% aux dernières législatives). Fort de sa position décisive dans la coalition libérale-conservatrice au pouvoir depuis 2001, le Parti du Peuple est à l'origine de lois d'immigrations particulièrement strictes. Obligeant le gouvernement à un jeux d'équilibriste, entre intérêt général et compromis parlementaires.

    A l'origine de cette réussite économique, il y a bien sûr les importants revenus du pétrole et du gaz que le Danemark s'est mis à exporter voilà une dizaine d'années - et qui explique en partie son intérêt à conserver le Groëland. Il y a aussi la tradition maritime commerciale de ce pays: AP Moller-Maersk, plus grosse société danoise, est le premier armateur mondial de porte-conteneurs.

    Enfin et surtout, le système de flexsécurité, combinant souplesses à l'embauche et allocations chômages généreuses (90% du dernier salaire, non dégressif pendant deux ans), et à la formation continue et performante, a fait preuve de son efficacité. Mis en place au dans les années 90, ce modèle a permis de relancer une économie danoise moribonde et de diviser le taux de chômage par quatre en quinze ans.

    Alors la flexsécurité, de quoi donner des idées à certains ? Sans la nommer, Nicolas Sarkozy en énumérait encore ses concepts lors de la conférence de presse du 8 janvier. Nul doute que la veille, il avait abordé le sujet au cours d'un repas avec... le premier ministre danois Anders Fogh Rasmussen.


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  • Faut-il s'en offusquer ? Faut-il en rire ? Faut-il en parler, ou ignorer ? Mais non, promis, ce blog n'est pas, n'a jamais été et ne sera jamais une succursale de Gala ! (photo El Pais)

     

    Il y a d'abord ce que tout le monde, ou à peu près, sait. Nicolas Sarkozy doit se rendre en Inde ce week-end en visite officielle. Carla Bruni aurait dû l'accompagner, mais ne viendra finalement pas, l'inde restant un pays conservateur où le comportement de Sarkozy pourrait, à défaut de choquer, émouvoir. Sans compter les problèmes de protocole: première dame de France ou non ? A signaler que l'Elysée aurait tardé à informer l'Inde de la venue ou non de l'ex-mannequin, ce qui aurait particulièrement agacé les autorités indiennes.

    Il y a ensuite ce qu'on voit, ce que l'on murmure tout bas. Paraîtrait-il qu'elle prépare un troisième album, qu'elle sortira avant son mariage. Signe que la chanteuse n'a pas décroché du star-système depuis le début de sa "relation présidentielle", elle apparaît aussi dans cette publicité pour Lancia.

     

    Il y a aussi ce dont on ne parle pas, ou pas encore. C'est le "buzz" (comprenez scoop circulant entre internautes) du jour. Carla Bruni aurait accepté de poser nue, une dernière fois, pour le magazine espagnol DT. La révélation vient des sérieux quotidiens El Pais et El Mundo, qui dévoilent au passage ce premier cliché de la série. Les médias alternatifs se délectent. Le Nouvel Obs a osé, mais est resté discret. Le comportement de la presse "traditionnelle" les jours prochains sera, sans doute certain, intéressant à décrypter.

    Et enfin, il y a ces vieux démons, ces histoires qu'on aurait bien aimé oublier. Et qui, ajoutés à tous les éléments précédents, sans compter un certain agacement des français (selon les sondages) devant l'espèce de mercantilisme épicurien présidentiel, ne sortent vraiment pas au bon moment. C'est le cas de cette interview publiée en fin de semaine dernière par le Daily Mail, qu'un journaliste du tabloïd aurait réalisé alors que Carla Bruni ne connaissait pas encore Nicolas Sarkozy. Elle révélait qu'elle ne se sentait « pas du tout française » (elle a un passeport italien), que les français ont un « mauvais état d'esprit », et qu'ils sont tous « misérables » et « négatifs ». Elle ajoutait que Paris était une ville inhabitable à cause de la pollution, et critiquait la fierté du peuple français pour sa langue. A la dernière question - « croyez-vous que les petits hommes ont plus de caractère que les grands ? » -, elle répondait « il y a sûrement quelque chose comme ça: Napoléon, Sarkozy... »

    Voilà qui tombait bien, on manquait d'une Joséphine à l'Elysée.


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  • « Il [Sarkozy] va à lui tout seul changer la civilisation, comme les grands de la Renaissance et des Lumières. Il est Giotto, Léonard de Vinci et Rousseau réunis.
    Les rédacteurs des discours présidentiels devraient savoir, s'ils sont allés à l'école, que les Lumières, Louis XV n'y est pour rien, le roi s'est contenté de préparer le terrain à la chute des Bourbons. Ce sont ses ennemis, les Voltaire, les Hume, les Kant, qui ont ouvert les voies de la liberté, pas le pouvoir. Si, à l'Elysée, on veut faire raconter des fariboles au chef de l'Etat, qu'on s'abstienne de lui faire dire des bêtises. Nous sommes déjà la risée de l'étranger, qu'on n'y ajoute pas des louches. » (Guy Sitbon, Marianne)

    Et toc. Non mais.


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