C'est en tout cas la thèse du Courrier d'Algérie, dans son édition du mardi 4 décembre (voir page 10). Selon le journaliste Ali Oussi, l'un des douze auteurs des caricatures aurait été brûlé vif chez lui par des personnes inconnues. Pour rappel, la diffusion de ces caricatures de Mahomet en septembre 2005 par le journal danois Jyllands-Posten (basé à Arhus) avait enflammé le monde islamiste et créé un déchaînement anti-occidental - et anti-danois.
L'information de mardi dernier est relayée dans la même journée par le Bureau Audiovisuel Francophone. Toutefois le BAF émet quelques doutes sur sa véracité: début janvier, une information semblable avait été diffusée par l'agence de presse iranienne Fars-News, s'appuyant sur une déclaration d'un réseau culturel arabophone. Il n'empêche, la thèse de l'immolation est reprise cette semaine par plusieurs sites internet, à l'instar de Point de Bascule. En revanche, nulle évocation de cette histoire sur les grands médias, qu'ils soient francophones ou anglophones. Et pour cause.
Selon l'auteur, ce serait le gouvernement danois qui tenterait d'étouffer l'affaire, d'où ce silence généralisé. Mais il s'agit plus probablement d'une de ces éternelles rumeurs qui circulent sur Internet (même si elle ne figure pas sur le listing d'hoaxbuster). Il est en effet possible d'en retrouver sa trace sur certains forums, évoquant une chaîne de mails, ou sur certains articles écrits en janvier après l'annonce de Fars-News.
Surtout que l'argumentaire du journaliste paraît léger. Il parle d'"informations recoupées et dignes de foi", mais n'évoque jamais la nature des sources. Même le silence des autorités danoises, sur lequel la thèse s'appuie pour en prouver sa véracité, ne signifie rien. En outre, le commentaire taquin ("la vengeance divine [aurait] bel et bien frappé") ajoute du discrédit quant au sérieux de l'article. Enfin, Ali Oussi, l'auteur de l'article, ne semble pas novice dans la révélation de scoops douteux.
Espérons juste que cette affaire restera dans l'ombre, ou qu'aucun journaliste en mal de scoop ne la relayera sans en faire les recoupements d'usage. La crédibilité de l'information, bien malmenée de nos jours, est à ce prix.
Publié par ncls à 23:31:22 dans Opinion | Commentaires (0) | Permaliens
Ma chère Romy,
Après visionnage de votre chronique matinale sur webtvnice.com, je tiens à apporter mon commentaire.
Tout d'abord, n'allez pas nous faire croire que vous venez de vous lever. A 7h24, ou 26, peut importe, et avec ces cernes sous vos yeux, il paraît probable que vous rentriez directement de boîte de nuit. Ou alors que la nuit a été particulièrement courte. J'espère en tout cas que le sommeil vous fut réparateur.
Pour ce qui est de ce problème grave qui touche la jeunesse française, visiblement nous avons fait le même constat. En tant qu'ancien adepte des soirées "tecktonic killer" du Métropolis de Rungis, boîte de nuit d'où tout est parti, j'ai longuement eu le temps d'observer ces jeunes énergumènes dotés de vêtements moulants et d'étranges accessoires fluos tels que lunettes, gants ou chapeaux qui se trémoussent ridiculement sous les yeux d'admirateurs non-moins ridicules dans leur adulation de gestes à peu près désordonnés doublé d'une vénération vestimentaire matérialiste.
Et comme la mode est quelque chose de profondément détestable, j'ai moi-même inventé mon pas de danse "tecktonic". Il faut pour cela maîtriser parfaitement, geste par geste, cette vieille danse traditionnelle (limite folklorique) d'un siècle dépassé qu'est la Macarena. Il faut aussi avoir en fond musical cette ringarde musique de la Macarena, ou tout autre musique plus moderne il s'entend, basé sur la même vitesse et la même cellule rythmique (quatres cellules de quatre temps) que la chanson d'origine.
La danse traditionnelle veut que sur les trois premières cellules rythmiques, à chaque temps corresponde un geste (combinez musique et simulation devant votre écran, vous vous en apercevrez immédiatement). Quant à la dernière cellule, la tradition veut, malgré les faux-semblants des parents afin de ne pas choquer leurs chers bambins, que le geste s'apparente à une vulgaire prise sexuelle rappellant plus l'accouplement animal que le naturel humain. Mais revenons à nos moutons (transition..).
La version tecktonic de la macarena n'est donc ni plus ni moins que la même danse, mais accomplie quatre fois plus vite. C'est-à-dire qu'une cellule devient un temps, et que quatre gestes doivent être accomplis en un temps. Au début du deuxième temps, les mains doivent donc déjà être sur les épaules, à la fin du troisième les mains doivent être sur les hanches, quant au quatrième temps il pourrait être caricaturé par le coït d'un lapin. Cette danse peut paraître compliqué, mais s'assimile en réalité rapidement si vous maîtrisez déjà la version traditionnelle.
J'espère donc que ma proposition retiendra votre attention et que vous saurez la mettre en pratique sur le dancefloor d'un nightclub trop fun, voire pourquoi pas dans votre rubrique télévisuelle. On est capable de tout faire, à 7h du matin.
Cordialement,
Un admirateur fidèle
Publié par ncls à 18:15:33 dans Opinion | Commentaires (1) | Permaliens
Les bonnes choses ont une fin, l'expatriation aussi. Et à défaut d'exotisme, direction Tours !
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