A remarquer en haut à droite le numéro du "Joblinien", ou comment mener une campagne de recrutement sans dépenser d'argent.. Sont pas si fous que ça finalement, ces danois !
Début novembre et la folie de noël est déjà là. Même chez Netto (le leader price local), les sacs de course sont décorés ! Pour information, le chien est le logo de Netto, et le coeur qu'il tient dans sa gueule est le Julehjerte ("coeur de noël"), l'un des principaux symbôles de noël au Danemark. Quant au bonnet rouge, eh ben.. euh... je ferais bien de m'en acheter un avant d'attraper froid !
Publié par ncls à 19:35:11 dans Vie quotidienne | Commentaires (0) | Permaliens
Cas de conscience: peut-on tout accepter au nom de l'humour? Je le pensais. Jusque hier soir.
C'était soirée déguisée, hier soir, au "Borglumkollegiet", pour fêter Halloween. Mais parmi les tortues ninja, pirates, drag-queens et morts-vivants, un grand danois au crâne rasé n'avait trouvé mieux que d'arborer sur sa chemise des symbôles nazis.
Et alors que la soirée s'était semble-t-il jusque-là déroulée sans incident pour le jeune homme, les choses changèrent avec l'arrivée de notre groupe - constitué entièrement d'étudiants étrangers. Certains prirent le parti de l'ignorer, à l'instar d'une partie des allemands et autrichiens. Mais Matze (allemand) et Scott (canadien) le prirent assez violemment à parti pour lui faire comprendre leur dégoût - l'homme finit d'ailleurs par retirer ses insignes. Quant à Matthéo (italien) et moi, nous discutâmes âprement avec Thomas, puisque c'était son prénom, durant une bonne heure.
Non, cet homme n'était pas nazi. Et comme "tout le monde", il rejettait les idées nazies. Ce costume n'avait pour but, selon lui, que d'être amusant. Tout comme sa barbichette et son crâne, rasé pour l'occasion. Un point c'est tout.
Nous lui répondîmes qu'un tel déguisement, même en déguisement, était inacceptable, incompréhensible, choquant. Que cela nous ramenait dramatiquement à la période la plus tragique de l'histoire de l'Europe.
Pour sa défense, Thomas déclara qu'il comprenait cette opinion, mais qu'ici au Danemark ça n'était pas choquant. Et de prétendre le Danemark est le pays de la liberté, où l'on peut caricaturer Mahommet ou s'habiller comme on veut à une soirée déguisée.
Mais il savait bien qu'à cette soirée seraient présents des étudiants étrangers. Dont un nombre certain d'allemands. Alors, provocation ou inconscience du traumatisme du fascisme et de la Shoah? Malheureusement, à l'issue de la conversation, aucune réponse claire ne nous était parvenue. L'homme a seulement fini par reconnaître qu'arborer un tel costume était maladroit et peut-être déplacé. Moindre consolation...
Le poids du passé pèse encore sur le présent. On s'en est rendu compte hier soir. Nous portons tous sur nos épaules ce lourd héritage. Nous avons tous, quelque soit notre nationalité, une part de honte, au fond de nous, de ce que l'être humain a été, a fait, a laissé faire.
On peut en faire de l'humour noir ("la politesse du désespoir" selon Oscar Wilde), mais certaines limites ne peuvent être franchies. Hier soir, ce fut malheureusement le cas.
PS: pour terminer sur une note un peu plus gaie, voilà la fin de la séance déguisement (momie ou homme-PQ??) pour Matthieu. Et oui, en Erasmus, il faut se débrouiller avec les moyens du bord !
Publié par ncls à 18:34:57 dans Vie quotidienne | Commentaires (3) | Permaliens
Back in Denmark... Automn is back too...
Lorsqu'on est arrivé, début août, c'était une certitude. Le premier ministre Rasmussen allait ordonner de nouvelles élections législatives incessament sous peu. Ce n'était qu'une question de temps, pour nos conférenciers comme pour le "peuple". D'où notre grande joie (du moins pour Clémence et moi) de vivre des élections pendant notre séjour danois.
Et puis en septembre, l'activité politique danoise a repris, mais sans convocation d'élection. On en parlait de moins en moins, jusqu'à être oublié par tout le monde. D'où notre grand désappointement (du moins pour les sus-cités) de ne pas vivre des élections pendant notre séjour danois.
Retour au Danemark aujourd'hui, après un bien sympathique congé. Il est 17h. Dans la rue, des gens en tee-shirts rouges. Une fille m'aborde. Après lui avoir expliqué que je ne parlais pas danois, je lui demande ce qu'il se passe. Elle me réponds que le premier ministre a ordonné de nouvelles élections. Je lui dis que je n'étais pas au courant, rentrant seulement de France. « Ah non, mais c'est normal, m'explique-t-elle, ça a été décidé dans l'après-midi. » A la gare, le parti conservateur -semble-t-il- distribue aussi des tracts.
En début d'après-midi donc, le premier ministre a annoncé la tenue d'élections législatives pour le 13 novembre prochain. Et à peine quelques heures plus tard, les militants sont déjà dans la rue pour convaincre leurs compatriotes.
Etonnant, je ne trouve pas le mot "réactivité" dans mon dictionnaire franco/danois !
Ps: selon la Tribune de Genêve, les élections n'ont pour but que d'assurer à Anders Fogh Rasmussen (qui profite d'une conjoncture idéale) une nouvelle majorité, indépendante cette fois de l'extrême-droite.
Publié par ncls à 22:22:54 dans Vie quotidienne | Commentaires (0) | Permaliens
Ce matin j'ai eu mon premier examen, en "Nation, State and Globalization". Oh, rien de bien compliqué: choisir un des trois extraits proposés, le présenter, l'analyser et le commenter, le tout en anglais. Là où ça se complique, c'est qu'on devait faire ça en... quarante-cinq minutes. Pas le temps de finir sa nuit, donc. Même si le partiel est à 8h !
Ou plus exactement, le partiel était à 8h15. Voilà comment ça se serait passé, dans une fac française.
Cergy, 8h15: le professeur ou secrétaire du département arrive. « Vous laissez libre une place sur deux, personne côte à côte. Je veux voir tous vos sacs posés par terre, rien sur les tables hormis un stylo! On vous distribue toutes les feuilles, copies et brouillons. Le premier qui parle, je le dégage, c'est compris? ». Il attend que tout disparaisse des tables et des genoux, que le silence se fasse - ou s'esquisse - et commence à distribuer les copies. Il est 8h25 bien tassé. Le reste du partiel, le surveillant passera son temps à monter et descendre les marches, scrutant la salle d'un air suspicieux.
Et ça se passe comment dans une université danoise?
Arhus, 8h15: le professeur arrive. Tous les étudiants sont assis les uns à côté des autres, papotent joyeusement, certains lisent leur cours. Sans attendre, les professeurs distribuent les sujets. Chacun range alors ses affaires dans son sac, sort sa copie-double, sa feuille de brouillon et son stylo et s'attaque au commentaire. Le silence se fait en un clin d'oeil; le professeur n'a pas eu à ouvrir la bouche. Il passera le reste du partiel à lire son livre, assis en face de la studieuse assemblée. Il est 8h17.
On risque de se répéter, mais c'est assumé. Ce pays respire vraiment la confiance, c'est indéniable !
Publié par ncls à 17:22:37 dans Vie quotidienne | Commentaires (1) | Permaliens
Samedi, 20h50. Matthieu cherche désespérément une chaîne retransmettant le quart de finale de rugby France-Nouvelle Zélande. « Mince, j'espère qu'une chaîne le diffuse! » Finalement, on tombe sur TV5 Monde. Pour la première fois du Mondial, nous aurons les commentaires... en français!
21h. Rugby oblige, l'appartement est pris d'assaut... par des français, en grande majorité. Au placard l'anglais, ce soir le français sera la langue officielle!
21h10. Ca commence bien. Un drop raté et Betsen victime d'un magnifique knock-out. Dur dur.
21h30. 10-0 pour la Nouvelle Zélande. Matthieu (montpellierain, donc LE fan de rugby): « on éteint la télé et on va à la soirée dès maintenant? » C'est dire l'ambiance qu'il règne...
21h32. Le commentateur (français!) déclare que la Nouvelle Zélande est la meilleure équipe du monde et qu'il espère qu'elle gagnera la Coupe du Monde. Par respect pour les âmes sensibles, j'occulte dans ce résumé les divers noms d'oiseaux qui fusent à l'encontre du traître.
21h40. Mi-temps, la France vient de réduire le score à 13-3. Allez, on y croit encore...
22h10. La France égalise en marquant son premier essai. Pour notre plus grand bonheur.
22h11. Comme vient de l'exprimer à juste titre Matthieu dans la vidéo ci-dessus (« on va les bouffer ces gros all-blacks de m**** »), l'espoir est revenu dans le camp français.
22h35. La France transforme son second essai et prend l'avantage au score. Il faut maintenant tenir. Les dix minutes les plus longues de la soirée...
22h45. Fin de match épique, la France a tenu. L'arbitre siffle la fin du match. Personne n'en revient. Si si, on a gagné!
Publié par ncls à 19:30:04 dans Vie quotidienne | Commentaires (0) | Permaliens
Lorsque la mémoire était la seule écriture, l'homme chantait.
Lorsque l'écriture naquit, il baissa la voix.
Lorsque tout fut mis en chiffres, il se tut.
R.Sabatier
| Di | Lu | Ma | Me | Je | Ve | Sa |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 |
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 |
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 |
| 27 | 28 | 29 | 30 | 31 |
Depuis le 01-08-2007 :
82573 visiteurs
Depuis le début du mois :
991 visiteurs
Billets :
186 billets
A vous les studios