• Promis, je ne vous parlerai pas de Nicolas et Clara en villégiature à Mickeyland, ni des derniers soubresauts dans la politique intérieure bhoutanaise*. Plutôt de la fin de ce premier semestre danois.

     

    C'est une ambiance assez étrange. On fait la fête, presque comme jamais, pour fêter la fin du semestre et surtout profiter des derniers moments tous ensemble. Mais à côté de ça, on bosse, ou tente de bosser, la période d'examen battant son plein (elle s'étale de début décembre à fin janvier). Pour ma part, j'ai un essay de vingt pages à rendre avant le 7 janvier.

    C'est une ambiance assez étrange. On dit au revoir à un certain nombre de personnes, qui sont devenus, au fil des semaines, les souriants visages de notre quotidien. Une bonne moitié des étudiants rentrent en effet poursuivre leurs études dans leur pays. D'un autre côté, ce ne sont pas vraiment des adieux, car d'ici le départ effectif de chacun (jeudi pour moi), nous sommes toujours susceptibles de nous croiser, dans la rue, en soirée ou à l'université. Et puis un bon nombre d'étudiants, quand même, restent ici au second semestre.

    C'est une ambiance assez étrange. Les adieux sont parfois pesants, le soleil n'a pas pointé le bout de son nez depuis deux semaines, les cours sont terminés et on commence à trouver le temps long. Pas de raison pour rester, donc. D'un autre côté, partir, c'est accepter de quitter certains, définitivement. Et puis c'est, en quelque sorte, revenir à une certaine réalité.

    C'est dans cette ambiance assez étrange que certains commencent à avoir des problèmes avec leur propriétaire. Que d'autres (c'est mon cas) retrouvent leur boîte au lettre enfoncée le lendemain d'une beuverie voisine. Ou que l'on choisit ses cours pour le semestre prochain - époque saugrenue pour ce genre de projets. Oh, vraiment, la trève des confiseurs va faire du bien !

     

    * Le Bhoutan, un pays qui, pour augmenter son BNB (Bonheur National Brut), a interdit le tabac - soit dit en passant.

    Nota: Etrange ne signifie pas triste, surtout à regarder la vidéo d'un kitsch ravageur consacré à Arhus, qu'a dégoté et mis sur son blog Camille: ICI


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  • Janvier 2000, Autriche. Le FPÖ (Freiheitliche Partei Österreichs), parti d'extrême-droite du célèbre Jorg Haïder, néo-naziste convaincu, devient le second parti aux élections législatives, obtenant près de 30% des voix. Dans la tradition des gouvernements minoritaire, le parti vainqueur (ÖVP) décide de former une coalition avec le FPÖ, provoquant la colère de l'Union Européenne. Les autres membres de l'Union reprochent en effet à Haïder son antisémitisme et voient d'un mauvais oeil l'accession au pouvoir d'un parti d'extrême-droite. Le jugeant "dangereux pour la démocratie", condition nécessaire pour en être membre, l'UE décide alors de rompre toute relation bilatérale avec l'Autriche.

    - Mais était-il vraiment dangereux pour la démocratie? demandait cet après-midi notre éminent professeur à Poul, étudiant-retraité dynamique, qui venait de finir son exposé.

    - Oh... C'est une vaste question. Peut-être l'était-il. Mais... regardez la France, dit-il en me montrant du doigt. On est bien parti pour une monarchie qui durera cinq ans !

    Arf. Touché.

     

    Heureusement que, dernier cours oblige, nous avons terminé notre programme d'étude sur l'Europe d'après-guerre au... bar de l'université. Et avec la tournée générale promise par le professeur, s'il-vous-plaît. Il fallait au moins ça pour s'en remettre !


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  • « Bonne fête mon petit Nico d'amour que j'aime tu vois je pays une fortune un texto pour ta petite gueule d'amour gros bisouxxxx à bientôt »

    Merci... Max :) et à bientôt !


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  • Vive Google Map' ! Voilà notre ville d'accueil. Dans la direction de la flèche violette, ma résidence. En noir le centre-ville d'Arhus, en rouge l'université. Ca se passe de commentaire, surtout lorsqu'on sait que ne figurent pas sur la carte l'école technique, l'école de commerce et l'école de journalisme !

     

    A croire qu'on ne peut pas exister sans. Dans notre monde moderne, chaque nouvelle institution DOIT avoir son sigle. Pire dans certains domaines, les concepts sont aussi appelés par des sigles. Une banale conversation peut ainsi se révéler incompréhensible sans un minimum de "background" - comme on dit ici. Internet et tout ce qui touche au monde virtuel n'est pas épargné par ce phénomène, au contraire. Nouvelle démonstration cet après-midi avec un cours consacré au "eCommerce". Petit florilège avec simplement... les titres du plan !

    1.2.a) B2B (Business to Business)
    1.2.b) B2C (Business to Consumer)

    2.1.a) WTO (World Trade Organization, jusque là pas de problème)
    2.1.b) UNCITRAL (United Nations Commission on International Trade Law, on complique un peu..)

    2.2.c) GBDe, 1999 (Global Business Dialogue on eCommerce, association des grands de la première économie du Net)
    2.2.d) ICC / WSIS (International Chamber of Commerce, association des grands la nouvelle économie du Net / World Summit of the Information Society, forum réunissant les acteurs civils de l'Internet)

    3.3.c) GDBe ADR Proposal (Alternative Dispute Resolution, pour les résolutions de conflits liés au eCommerce)
    3.3.g) ICANN's UDRP (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers, organisme gouvernant plus ou moins Internet actuellement, élaborateur de l'UDRP, Uniform Dispute Resolution Policy, cour de justice virtuelle pour les noms de domaines)

     

    Et si vous avez mal à la tête, vous pouvez toujours vous rendre à Bisouland.


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  • Reprise du cours "Internet Policy" aujourd'hui, après une pause de près de deux mois pour cause de conférences à Los Angeles et Rio de Janeiro de notre cher professeur. L'occasion de vérifier que le monde d'Internet et du virtuel se développent à une vitesse folle.

    Il y a deux mois en effet, nous ne parlions de Facebook que comme d'un réseau social à succès. Or Mark Zuckerberg (photo), le fondateur de Facebook, a entre-temps annoncé que les données personnelles récoltées via cette plate-forme seraient vendues aux entreprises. Et voilà comment le réseau s'est retrouvé aujourd'hui au centre de toutes les discussions, comme la forme la plus poussée et mieux connue de l'emprise du secteur privé sur l'Internet et de l'utilisation commerciale des données personnelles.

    Dérive? Abus? Après le constat, place au débat. Mais un autre jour: la parade de noël m'attend !


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