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    Ce matin j'ai eu mon premier examen, en "Nation, State and Globalization". Oh, rien de bien compliqué: choisir un des trois extraits proposés, le présenter, l'analyser et le commenter, le tout en anglais. Là où ça se complique, c'est qu'on devait faire ça en... quarante-cinq minutes. Pas le temps de finir sa nuit, donc. Même si le partiel est à 8h !

    Ou plus exactement, le partiel était à 8h15. Voilà comment ça se serait passé, dans une fac française. 

    Cergy, 8h15: le professeur ou secrétaire du département arrive. « Vous laissez libre une place sur deux, personne côte à côte. Je veux voir tous vos sacs posés par terre, rien sur les tables hormis un stylo! On vous distribue toutes les feuilles, copies et brouillons. Le premier qui parle, je le dégage, c'est compris? ». Il attend que tout disparaisse des tables et des genoux, que le silence se fasse - ou s'esquisse - et commence à distribuer les copies. Il est 8h25 bien tassé. Le reste du partiel, le surveillant passera son temps à monter et descendre les marches, scrutant la salle d'un air suspicieux.

    Et ça se passe comment dans une université danoise? 

    Arhus, 8h15: le professeur arrive. Tous les étudiants sont assis les uns à côté des autres, papotent joyeusement, certains lisent leur cours. Sans attendre, les professeurs distribuent les sujets. Chacun range alors ses affaires dans son sac, sort sa copie-double, sa feuille de brouillon et son stylo et s'attaque au commentaire. Le silence se fait en un clin d'oeil; le professeur n'a pas eu à ouvrir la bouche. Il passera le reste du partiel à lire son livre, assis en face de la studieuse assemblée. Il est 8h17.

    On risque de se répéter, mais c'est assumé. Ce pays respire vraiment la confiance, c'est indéniable !

     


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    Samedi, 20h50. Matthieu cherche désespérément une chaîne retransmettant le quart de finale de rugby France-Nouvelle Zélande. « Mince, j'espère qu'une chaîne le diffuse! » Finalement, on tombe sur TV5 Monde. Pour la première fois du Mondial, nous aurons les commentaires... en français!

    21h. Rugby oblige, l'appartement est pris d'assaut... par des français, en grande majorité. Au placard l'anglais, ce soir le français sera la langue officielle!

    21h10. Ca commence bien. Un drop raté et Betsen victime d'un magnifique knock-out. Dur dur.

    21h30. 10-0 pour la Nouvelle Zélande. Matthieu (montpellierain, donc LE fan de rugby): « on éteint la télé et on va à la soirée dès maintenant? » C'est dire l'ambiance qu'il règne...

    21h32. Le commentateur (français!) déclare que la Nouvelle Zélande est la meilleure équipe du monde et qu'il espère qu'elle gagnera la Coupe du Monde. Par respect pour les âmes sensibles, j'occulte dans ce résumé les divers noms d'oiseaux qui fusent à l'encontre du traître.

    21h40. Mi-temps, la France vient de réduire le score à 13-3. Allez, on y croit encore...

    22h10. La France égalise en marquant son premier essai. Pour notre plus grand bonheur.

     

    22h11. Comme vient de l'exprimer à juste titre Matthieu dans la vidéo ci-dessus (« on va les bouffer ces gros all-blacks de m**** »), l'espoir est revenu dans le camp français.

    22h35. La France transforme son second essai et prend l'avantage au score. Il faut maintenant tenir. Les dix minutes les plus longues de la soirée...

     

    22h45. Fin de match épique, la France a tenu. L'arbitre siffle la fin du match. Personne n'en revient. Si si, on a gagné!


     
     

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  • Juste pour dire au´ici les clqviers ne sont pqs coææe en frqnce. Ce sont des clqviers "qwerty", æqis 0 lq dqnoisem c4est 0 dire qvec les lettres biwqrres telles aue "ø" (aui se prononce [eu]), "å" (aui se prononce [o]) et "æ" (aui se prononce [é], 0 ne pas confondre qvec "e" aui se prononce... [é], æqis pqs exqcteæemt pqreil!). Enfin heureusement il existe un superbe outil sur la barre des tâches qui permet de changer la langue du clavier. Ce qui est quand même plus simple pour se faire comprendre !


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  • On me faisait la réflexion: « ça n'avance pas beaucoup sur ce blog » ! Mais euh. C'est que j'écris à l'envie, moi.

     

    Vendredi soir, 21h - Je regarde dehors. Il pleut quelques gouttes. Nous avons rendez-vous à 21h30 à l'université pour aller à la soirée Années 80 organisée à l'Institut des Médias. Je prends mon vélo (ce qui me permettra de rentrer chez moi à l'heure quand je souhaite, sans dépendre d'un bus): c'est parti pour vingt-cinq minutes de trajet.

    Vendredi soir, 21h20 - Finalement la pluie s'est mise à tomber drue. Je suis trempé. J'arrive au croisement de la viborgvej et de la vestre riggade. Je tombe nez à nez sur Séb, Lucie et Céline, qui se rendent au même endroit. Nous nous abritons sous un porche et attendons le bus.

    Vendredi soir, 21h30 - La tempête se déchaîne; les voitures qui passent devant nous ne roulent plus, elle naviguent. Quelqu'un: « Il pleut vraiment trop... On rentre se voir un film? »

    Vendredi soir, 21h40 - Je laisse mon vélo près de l'arrêt de bus¹. Nous prenons le 15, direction le kollegiet² de Lucie. Le trajet inverse de celui que je viens de faire à vélo, donc. Je commence à sécher.

    Vendredi soir, 23h45 - Après quelques minutes de réflexion, de débats et de divers problèmes techniques (cf l'heure), nous commençons à regarder "Ghost". Qui, comme son nom l'indique, parle de fantômes. Vingt minutes de vélo et une demi-heure de bus, des vêtements trempés et des pieds qui "puisent" (expression lorraine), le tout pour regarder un film au kollegiet d'à côté, c'est aussi ça, faire la fête au Danemark :)

     

    Annexe:

    1. On peut laisser son vélo n'importe où, il ne bougera pas. Même sans antivol (à moins que, pas de chance, un étudiant étranger ne le remarque).

    2. Un kollegium, kollegiet ou kollegiumet, est une résidence universitaire. Allant de logements individuels, à deux, à quatre (comme chez moi), mais aussi à douze!

     


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  • Le grand auditorium... Aarhus Universitet...

    Fab reparti aujourd'hui, ce blog va pouvoir reprendre un cours normal... En attendant, il s'est passé quelque chose de fou. Ce soir, nous avons mangé ensemble, Malene, Tommy et moi. Trois colocataires sur quatre! Un dîner très sympa, plus improvisé qu'autre chose, par un heureux hasard des horaires de dîner de chacun et par le fait que Malene avait cuisiné un plat pouvant nourrir deux régiments de cavalerie lourde! Pour la première fois, un semblant de vie commune s'est esquissé... de très bonne augure pour la suite, donc :)

    Bonne soirée,

    Nico


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