• Surprise ce matin en découvrant -à nouveau- sur les bus les habituels drapeaux rouges barrés d'une croix blanche. Cherchant quel anniversaire, quelle fête religieuse ou quelle occasion cela pouvait signifier, je me rappellais soudain que le Danemark est encore une monarchie et que le Prince Joachim devait se marier prochainement... Un petit tour sur internet pour confirmer, c'est aujourd'hui qu'est célébrée l'union entre le Prince cadet et la française Marie Cavallier. La cérémonie est même retransmise sur les deux principales chaînes de TV danoises (oh zut, j'ai pas la télé :p)...

    Pour l'occasion, la compagnie d'aviation danoise Sterling Airlines fait des réductions sur ses vols franco-danois, avec des vols à partir de 54 euros au départ de Biarritz, Chambéry, Montpellier, Nice et même Paris. [rapport de cause à effet syndrôme d'un état en faillite?] François Fillon n'a d'ailleurs pas hésité, lui, et a sauté dans l'avion hier pour se rendre à Copenhague et vanter les mérites de la flex-sécurité, modèle dont il se dit s'inspirer pour ses réformes. Ce serait bien qu'il s'inspire aussi de l'état-providence, au passage...


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  • C'est effrayant. Je ne sais pas pourquoi, mais ceux qui m'envoient des SMS ou des e-mails s'obstiennent à mal orthographier mon nom. Ainsi, selon qu'ils soient canadiens, danois, polonais, anglais ou allemand, ils s'acharnent à m'écrire Nicholas, Nikolas, Nicola, Niclas, Niklas ou encore Nichola. Heureusement, les latins -espagnols, italiens et français, bien sûr- l'écrivent généralement sans faute. Je ne suis toutefois pas le plus à plaindre, certains prénoms français semblant totalement inconnus aux étrangers, à l'instar de Tiphaine ou de Baptiste. Ils n'arrivent déjà pas à les prononcer, alors de là à les écrire...

    Que le français redevienne un Lingua Franca, que diable !


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  • Chaleur oblige, chevaux, jolies filles et tee-shirts roses sont de sortie...

     

    Contrairement à ce que les derniers articles postés sur ce blog pourraient laisser penser, non, l'auteur de ces lignes n'a pas traversé l'Atlantique, il est toujours au Danemark, là-bas au nord, bien au chaud.

    Oui, bien au chaud. C'est qu'il fait une chaleur torride ici - l'adjectif "torride" ne prenant son sens que d'un point de vue danois, mais bon... même le tee-shirt ne s'impose plus, c'est dire ! Bref, les marchands de glace font fortune: fous qu'ils en sont, les danois n'hésitent pas à patienter plusieurs dizaines de minutes, dans des queues rappelant vaguement l'occupation et les tickets de rationnement, pour repartir les mains alourdies de cônes énormes et de boules non moins impressionantes qu'ils croqueront à pleine dent sitôt la foule éloignée.

    L'autre tradition ici, par ce beau temps, c'est le BBQ - non, pas la British Budgetary Question de mon livre d'histoire, on parle ici de l'autre, le barbecue. C'est presque un réflexe: beau temps signifie quasi-quotidiennement barbecue entre voisins dans la journée. C'est ainsi qu'à l'heure du dîner, entre 17h et 19h -sont fous ces danois-, la ville prend le délicat parfum de la merguez épicée, viande brûlée et consorts. Dîner traditionnel pour certains, c'est pour d'autres l'occasion de se retrouver entre voisins (c'est le cas dans ma résidence) pour ce que les danois appellent une "grill party".

    Mais la grill party, c'est bien plus qu'une tranche de viande rôtissée sur le feu, c'est toute une préparation. Et en général, la genêse du barbecue ressemble à quelque chose comme ça...
    15 heures. Tout le monde sur l'herbe; certains bronzent, d'autres lisent, quelques uns dorment - tout en prétendant le contraire, comme d'habitude.
    Un danois - BBQ i aften ? (traduction: barbecue ce soir?*)
    Un autre danois - Bonne idée! Bon, je vais acheter la viande, qui vient avec moi? Vous, occupez-vous des salades pendant ce temps. Besoin de quelque chose en particulier?
    Le français de service - Déjà? On sort de table... Bon, soit. JE sors de table.
    Bref, meilleur moyen pour perdre un après-midi: participer à la préparation d'un barbecue avec des danois - et dire qu'après, on reproche aux français de penser tout le temps à la bouffe...

    Dernier point: les danois font des barbecues tout le temps et partout. Tout le temps: «c'est qu'on a tellement peu de jours sans pluie, il faut bien en profiter», expliquait mon voisin Rasmus. Partout: chez eux, à la plage, aux terrains de sport, à l'université... On a même vu, à l'occasion d'un beach-volley jeudi dernier, LE barbecue jetable. Petit, pratique et efficace, il s'utilise une fois, puis se jette dans une poubelle. C'est concept, cher et conseillé pour les gros flemmards: danois, en quelque sorte !

     

    *Pour une meilleure compréhension du lecteur et pour masquer les lacunes de l'auteur en danois, les dialogues seront écrits directement en français.


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  • J'aimerais raconter plein de choses. Mais là, vraiment, le temps passe trop vite.

    Il y a d'abord cette crise alimentaire, honteuse pour la communauté internationale. Il y a aussi Sarkozy et ses critiques inacceptables envers la presse française. Et puis les grèves des infirmières danoises qui bloquent une partie du système hospitalier ici. Ou encore le passage du Parti Socialiste vers la sociale-démocratie, à l'heure même où ce concept est partiellement remis en cause chez nos voisins européens.

    Il y a aussi cette vie ici, d'une dimension nouvelle. Il y a les voisins, danois, avec qui je passe une partie de mes journées, allongés dans l'herbe, à discuter, rire ou étudier. Il y a l'université, ou les cours sont presques finis, où le spectre des examens fait son apparition. Et ces week-ends de folie, ces soirées interminables en ville ou en soirée, et ces journées ensoleillées à jouer au football ou au beach-volley sur la plage. Il y a aussi ce nouveau vélo, trouvé fortuitement au détour d'un chemin, qui permet d'économiser les sous du bus et de me sculpter un corps de rêve (sic). Sans oublier ce décors de rêve fait de petits chemins tortueux au milieu des vignes: la rase campagne à deux kilomètres de ma résidence. Et puis cette forêt qui verdit à une vitesse folle, ce bain revigorant dans une mer pas très chaude (13°C selon les analystes maison), et, depuis une semaine, cerise sur le gâteau, cette chaleur...

    Alors forcément, lorsqu'on passe ses journées en salle de classe ou dehors, et ces soirées avec ses amis en ou en salle de sport, il ne reste plus beaucoup de temps pour actualiser un blog dont la deliquescence apparente n'est pas illusoire - ajoutez-y un bug de photos, "pompom sur la garonne"... Ce blog, que je me suis astreint à entretenir du mieux que je le peux, presque quotidiennement, n'est pourtant pas en train de mourir. C'est juste qu'il fait trop beau et qu'il me reste trop peu de temps ici pour en passer une partie face à mon ordinateur. Ce texte n'est pas une exception, l'ayant travaillé sur mon vélo en rentrant de l'université. Ceci n'est pas un message d'adieu, ni une intimation à la patience d'ailleurs. C'est juste que mon esprit est ailleurs. Or j'ai toujours écrit pour le plaisir, je ne ferai donc pas entorse à la règle.

    Amitiés,

    Nico


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  • Je ne comprends vraiment pas pourquoi les gens s'acharnent à consulter -et pire, croire- la météo. Nouvelle illustration aujourd'hui, avec pour objectif de savoir quel temps il fera demain. Or, selon les sources, voilà ce que l'on obtient:

     

    Au moins c'est clair. On va donc prévoir, outre les bières, les lunettes de soleil, tongues, crèmes solaires, k-ways et parapluies.

    Pourquoi une telle attention météorologique ? C'est juste que, après deux semaines de temps magnifique, la pluie a fait sa réapparition aujourd'hui. Or demain, c'est le Kapsejladsen 2008, auquel est attendu entre 6.000 et 10.000 étudiants dans le parc de l'université. Un Kapsejladsen (pour la prononciation, on cherche encore) sous le soleil ou sous la pluie, même sponsorisé (à flot) par Carlsberg, c'est pas vraiment pareil...

    Mais qu'est-ce qu'un Kapsejladsen ? A vrai dire, on cherche encore. Mais à voir cette vidéo de l'an dernier (sous le soleil), ça donne envie ça:


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