• Sur Sterling Airlines (compagnie danoise), bon accent anglais du personnel. Sur KLM Royal Dutch Airlines (compagnie hollandaise), encore mieux. Et puis là est venu Air France, évidemment...

    « Éllo laydiz ènde djentlemane, maï nayme iz P***** ènde aïe am youre commandante offf ze airplayne touday bitwouine Amsterdam ènde Paris. Oui ouil ouayte fore fiou minuts ire, bicoze of ze currente storm in Paris. Aïe ouiche you a goude traveul. »

    C'est donc cette homme là qui est censé piloter notre avion EN LIAISON AVEC LES TOURS DE CONTRÔLE ! Bienvenue sur Air France, seule compagnie aérienne au monde où l'anglais est en option.


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  • Les jours passent et l'on s'habitue. Progressivement, on a fini par ne plus prêter attention aux particularités de la vie danoise qui étonnaient tant avant : le calme et la sérénité de la ville, les sourires et la politesse des gens, les paysages, la mer et les couchers de soleil, le vent et les caprices imprévisibles du temps, les bus à l'heure et les contrôleurs avenants, l'université, son parc et ses infrastructures, la mode des sacs à dos sportifs et les couleurs vives des coiffures, jupes ou chaussures, les cash-back (retirer de la monnaie à la caisse du supermarché), les journaux gratuits qui pullulent à tous les coins de rue, la vitesse des voitures, les prises électriques sans prise de terre, les sirènes de police américaines ou les cris des mouettes... Ces particularités, on ne les ressent plus qu'à travers le regard des nouveaux arrivants ou, plus occasionnellement, à travers celui de nos visiteurs. Oui, le Danemark est un pays riche et cher. Oui, le Danemark offre un confort de vie indéniable. Oui, le Danemark est un pays froid. Mais on finit par ne plus y faire attention.

    Mine de rien, on s'est intégré à la société danoise. On traverse lorsque le petit bonhomme est vert, on boit de la bière et on n'a plus la gueule de bois le lendemain. C'est déjà beaucoup.

    Alors forcément, le quotidien se ressent comme tel, maintenant. L'emploi du temps de la semaine prend petit à petit forme, déterminé par les cours, les travaux personnels, les activités, les courses et machines à laver, les soirées. Les seuls surprises ne résident presque plus qu'en les rencontres. Celles-ci se multiplient (meilleur niveau d'anglais aidant), et sont toujours plus enrichissantes. Mais sitôt le dos tourné, le cours terminé ou la soirée quittée, la pression du quotidien revient au galop : la rédaction, la machine et le dîner avec les voisins. Certes, chaque jour apporte son lot de surprises et de situations incongrues. Mais même l'incongru n'étonne plus, il est devenu un quotidien, lui aussi.

    Ce n'est pas une question de lassitude. L'étape « mal du pays », nécessaire à toute adaptation, est derrière nous. Ce n'est pas non plus une question d'ennui, au contraire. Se lever chaque jour en se demandant ce qui va bien pouvoir arriver aujourd'hui est un sentiment grisant, presque jouissif. Vivre en se laissant vivre, et vivre quand même. Qui demanderait mieux ?

    Forcément, cette habitude, mélange de quotidien redondant et d'incongru récurrent, se ressent dans ce blog. Consacré à la vie quotidienne de son contributeur et à la description de la culture danoise, il puise aujourd'hui son inspiration dans l'actualité internationale, l'opinion personnelle ou l'insolite version large. Le Danemark n'est plus qu'une partie de ce blog comme il n'est plus qu'une partie de notre vie ici. Tout comme la France et ses spécificités ne sont qu'une partie de la vie d'un habitant de Paris, Vénissieux-les-Minguettes ou Cergy. Nous ne vivons plus à travers l'insolite d'un pays, d'une culture et de ses traditions, nous vivons ces traditions et cette culture, dans ce pays. L'insolite a été remplacé par l'habitude.

    Or c'est très dur de raconter l'habitude. Surtout dans un aéroport, à trois heures du matin.


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  • Jeudi 31 janvier 2008. 

    Bus à 16h55. Chargé comme une mule - les sacs, pas le bus. 17h14, arrivée à la préfecture. Le temps d'acheter un billet, un hebdo, courts adieux et embarquement dans le RER de 17h22. Parcours traditionnel, un petit contre-temps à la défense, descente à Auber aux alentours de 18h10. Métro 8, direction Créteil, cinq stations, puis métro 3, direction Gallieni, six ou sept stations. En sueur, terminus à Gallieni dont la sortie donne sur la gare routière, 18h35. Un petit tour par le guichet, petite discussion, embarquement du sac -violon et ordinateur voyageront en cabine-, 19h15. Par chance, le bus est à moitié vide : sans voisin, la nuit s'annonce moins terrible.

    19h30, sans pitié pour retardataire éventuel, le chauffeur démarre. Ou plutôt, « les » chauffeurs. De Paris à Hambourg, ils sont deux. Ce soir, ils rigolent bruyamment. En allemand. Généralité : un chauffeur Eurolines ne parle pas français, et peu anglais. Quand ils jugent utile de s'adresser aux voyageurs -ce qui est rare-, c'est avec un curieux mélange d'allemand et d'anglais. Après le « franglais », l' « allemanglais ». Ou, rendons à Shakespeare ce qui lui appartient, le « germanglish » ?

    Un des chauffeurs est un « habitué ». La quarantaine, chauve, air débonnaire, bref, le gentil. Quant au méchant, il n'a pas l'air méchant, ce soir. D'habitude, le méchant est petit et teigneux - fait penser à quelqu'un ça, tiens. Il a le ton nasillard, harangue les voyageurs au chargement des bagages, réitère au déchargement, navigue perpétuellement entre le sourire et les hurlements. Il est conciliant, pointilleux, rigolard, hautain. Son anglais est teinté d'un accent germano-turque, plutôt étrange. Nullement consciencieux de sa pratique linguistique, il n'hésite pas à revenir à l'allemand en milieu de phrase ; d'où l'intérêt d'étudier l'allemand à l'école, si si.

    Il fait maintenant 38°C dans le bus, indique l'horloge/thermomètre. C'est un peu mieux qu'au départ, où elle indiquait 42°C, véridique. Arrivée en Belgique, un peu plus de deux heure après avoir quitté Paris. A la différence de la France, ici les autoroutes sont éclairées. On voit mieux la route mais on a plus de mal à trouver le sommeil ; il faut savoir faire des concessions. Le vent souffle fort et la pluie redouble d'intensité, mais un bus eurolines, ça glisse bien sur piscine bitumée.

    Bruxelles, le bus repart après une pause d'un quart d'heure. En face de la Basilique, un immeuble est en feu. Les pompiers sont juchés sur les grandes échelles. L'intérieur du bâtiment ressemble à un gouffre rempli de flammes. Imperturbable, le bus continue sa route vers Eindhoven, longeant le parc du château royal.

    Comme d'habitude, réveil au milieu de la nuit -2h- par la douane hollandaise. Contrôle des papiers de tous les passagers, salut amical au chauffeur, simple formalité vous pouvez circuler. Deux heures plus tard, la formalité semble moins évidente pour la police allemande. Toutefois au bout de quelques minutes le policier conclut par un « alles ist schön ». Ouf, on va pouvoir repartir. L'air commence à se rafraîchir : il ne fait plus que 37°C au thermomètre du bus.

    Changement à Hambourg, 7h du matin. Déchargement des bagages vers le bus d'à côté, et c'est parti pour l' « omnibus danois » : il s'arrêtera à Kiel, Flensburg, Kolding, Vejle, Arhus et Aalborg.

    Les autoroutes danoises n'ont pas changé. Deux voies de chaque côté, elles sont faîtes de virages lents et réguliers, une fois à gauche, une fois à droite, et ce perpétuellement. Elles traversent une campagne verte et redondante, et parfois de petites forêts. La pluie, après une accalmie, a refait son apparition. Un vent violent oblige continuellement le chauffeur à redresser la course de son véhicule. En face, un accident vient de se produire. Une voiture est est salement amochée le long du terre-plein central, un semi-remorque est en travers de la route. Bientôt, le viaduc surplombant la mer.

    Århus, 13h30. Quinze minutes de retard. Un rayon de soleil perce les nuages, balayant la pluie qui accompagnait le bus depuis Paris. Détour par l'office du tourisme de la ville, pour prendre une carte de bus mensuelle, en anglais. Je réponds par « tak » (merci, en danois), et la fonctionnaire me sourit et me dit gentiment en anglais : « mais vous parlez un peu notre langue ! ». Reste vingt minutes de bus, et arrivée à destination.

    Vendredi 1er février 2008. Bienvenue au Danemark.


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  • Comme le dit Marion dans ce commentaire, c'est étrange d'avoir l'impression qu'ici rien n'a changé. Il y a bien ces quelques travaux achevés, ces quelques rues qui sont devenues en sens uniques ou ces quelques potins, mais dans le fond... rien n'a changé. Tant mieux, non?

    Joyeux noël à tous, en retard. Et bonne année, en avance !

    Sans oublier Jean-Luc ainsi qu'Olivier et sa petite Chloé.

    A bientôt,

    Nico


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  • Le Danemark est un pays d'Europe.

    Capitale

    Copenhague, ce qui veut dire le Porc des copains (et des copines)

    Symbôle

    La croix de St-Legossen, saint patron du Danemark et inventeur du saint légo (voir ci-dessus)

    Géographie

    Ce pays est le pays le plus sudiste de la Scandinavie, bien qu'il n'ait aucune frontière commune avec les autres pays scandinaves.

    Il se trouve au nord de l'Allemagne, au bord de la mer baltique et de la mer du nord. Peuplé d'éoliennes, ce pays n'est à part cela pas plus montagneux qu'une table de billard.

    Le Danois

    Le Danemark est peuplé principalement de Danois. Cette race de chiens géants peut mesurer jusqu'à 1.05m au garrot.

    Paradoxalement, l'autre nom du Danois est le Dogue Allemand, mais n'a rien à voir avec le Berger Allemand.

    Economie

    - Importation de légos de toutes les couleurs

    - Importation de produits d'imitation en tout genre :
    Le salami danois: fadasse et écoeurant, rien à voir avec le vrai salami italien
    Féta danoise: fadasse et écoeurante, rien à voir avec la vraie féta grecque
    Sirène de Copenhague: en bronze, rien à voir avec les vraies sirènes

     

    Article à retrouver sur la DésEncyclopédie


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